• champsosaurus

    Ces vertèbres proviennent de Hell Creek, littéralement « Le ruisseau de l’Enfer », dans le Montana (USA). La formation de Hell Creek est particulièrement connue pour les nombreux fossiles qui y furent découverts et en particuliers des dinosaures tels que le Tyrannosaurus-Rex et le Tricératops. Ces vertèbres que nous avons échangé ne sont pas celle d’un dinosaure mais d’un étrange reptile encore peu connu appelé Champsosaurus. Son allure générale est très proche de celle du crocodile et pourtant il semble bien que ces deux espèces n’aient pas de liens familiaux proches. Cette ressemblance serait due à une convergence évolutive, en d’autres termes crocodiles et Champsosaurus ayant vécus dans un environnement similaire la sélection naturelle aurait permi de garder les mêmes mutations génétiques. De fait, au cours de leur évolution ces deux espèces parfaitement adaptées à leur même milieu, ont acquis des caractéristiques communes mais chacune de leur côté. Au regard de sa morphologie et des sites où il fut trouvé on considère que le Champsosaure vivait dans les deltas, qu’il était piscivore et qu’il vivait entouré entre autres de tortues et de ses faux cousins crocodiliens. Comme eux il se déplaçait en ondulant son corps et sa queue. Comme eux cet étrange reptile apparu au Trias survivra à la crise Crétacé / Tertiaire qui mit fin au règne des dinosaures il y a 65 millions d'années. Cependant, alors que les crocodiles chassent encore dans nos eaux, les Champsosaures disparurent de la surface de la Terre durant l’Oligocène, il y a une trentaine de millions d’années…

     
     
     
     
    (pièces obtenues par échange)

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    hatching_snake_eggsSur cette marne est fossilisé un œuf  de serpent du lutétien (Eocène) découvert à Bouxwiller (dans le Bas-Rhin), un site qu’étudia jadis Cuvier, le célèbre naturaliste français .Cet œuf de squamate n’a pas moins d’une quarantaine de millions d’années ! Il est étonnant de trouver fossilisé des corps aussi fragiles que des œufs de serpent, rares vestiges des nichés de ces animaux à sang froid qui furent certainement les grands bénéficiaires de l’important réchauffement climatique qui caractérise l’Eocène…

     

     

     

     

    (pièce obtenue par échange)

     

    Une pièce similaire est proposée à l'échange.


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  • mammuthus_primigenius

     

    mammouth
     
     
     
     
    mammouth 2

     

    Cette dent qui nous a été offerte est celle d’un mammouth. Il est fort probable qu’elle provienne de Mer du Nord et qu’elle appartienne plus spécifiquement à un Mammuthus Primigenius, communément appelé mammouth laineux, qui vivait il y une vingtaine de milliers d’années. Le terme de « Mammouth » vient des Lakoutes de Sibérie pour qui « Ma » signifie « terre » et « mut » signifie « taupe ». Ce peuple du froid découvrant des cadavres de ses grands éléphantidés avait imaginé qu’il s’agissait d’êtres vivants sous terre et succombant à la lumière du soleil… Il peut paraitre étrange de retrouver ce genre d’animal terrestre au fond de la Mer du Nord, mais on comprend rapidement que durant les ères glaciaires la quantité d’eau gelée dans les glaciers diminua fortement le niveau de la mer et qu’avant d’être immergé cet espace que l’on nomme Mer du Nord fut une plaine où pouvait s’installer hommes et espèces sauvages. Le mammouth trouvait là la végétation de steppes qui convenait à son alimentation. La vie de mammouth était intimement liée à l'état de ses dents, ses dernières s'usant progressivement et n'étant pas remplacées il est fort possible que des individus soixantenaires soient mort de faim du fait d'une usure excessive de leurs dents.

    Le mammouth laineux est un animal parfaitement adapté aux rudes conditions glaciaires grâce à sa fourrure, sa couche de graisse et son clapet anal qui permet de limiter toute perte de chaleur. Mesurant jusqu’à 3,80 mètres au garrot pour les mâles adultes, pesant jusqu’à six tonnes, armé d’imposantes défenses et vivant en groupes le mammouth fut un des animaux les plus inabordable pour la multitude des prédateurs, dont l’Homme, le plus souvent contraint de se contenter de carcasses ou de s’attaquer à des individus défaillants ou isolés. Sa prestance, sa puissance, enflammèrent cependant l’esprit des premiers Hommes qui en firent un des thèmes récurent de l’art naissant.

     

    A travers ce documentaire passionnant je vous invite à suivre la migration des mammouths: 

     

     


     


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