• megalodon matle 2
     
    Dent de Megascelachus (alias Megalodon), Pliocène de l'île de Malte, 9cm.
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    Il y a bien longtemps que les Maltais ramassaient sur leurs îles ce qu’ils appelaient des « langues de pierre », sans en connaitre l’origine. Mais ce n’est qu’au XVIIème siècle, après des comparaisons avec des dents de Grand requin blanc, que l’on comprit que ces étranges découvertes étaient en réalité des dents de requins géants. Louis Agassiz (1807 – 1873) nomma cette espèce disparue le Megalodon. Plus tard, rattachant  cette espèce disparue à celle toujours existante du Grand requin blanc on le renomma Carcharodon megalodon. Peu à peu des vestiges du Carcharodon megalodon furent découvert aux quatre coins du globe et ses appellations évoluèrent au gré des hypothèses sur sa filiation (tantôt au grand requin blanc, tantôt au requin taupe) : Procarcharodon, Carcharocles et enfin Megascelachus en 2006. Néanmoins dans le monde des collectionneurs de fossiles le nom primitif de Megalodon reste, à tort, le plus usité.

     

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    Dents de Megaselachus (alias Megalodon) de Caroline du Sud, USA. 5 cm pour celle du milieu.
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    Le squelette des requins est cartilagineux et par conséquent il ne se fossilise que très rarement. L’allure générale du Megacelachus pose donc problème et on l’a longtemps calquée sur celle du Grand requin blanc. On considère aujourd’hui que proportionnellement à la taille des dents le Megaselachus était plus court mais plus trapu qu’un Grand requin blanc. Par contre, là où la moyenne chez le requin blanc est de 7,5cm pour les dents celles du Megaselachus dépassent largement cette taille, allant jusqu’à dépasser les 20cm pour les plus grands spécimens connus.

    Le Megaselachus était un requin géant qui écuma les mers chaudes de l’Oligocène au Pléistocène, soit environ de 25 à 1,5 million d’années. Adulte il pouvait mesurer de 15 à 20m de long pour un poids avoisinant les 50 tonnes (pour un « petit » spécimen de 15m). Les travaux de Stephen Wroe tendent à prouver que le Megaselachus aurait eu la plus puissante morsure du règne animal avec 12 à 20 tonnes de pression ! En l’état actuel des connaissances paléontologiques ce requin géant apparait comme le plus grand prédateur que la Terre ait porté.

     

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    Quelles proies étaient à la mesure de cet animal ? Il se nourrissait de gros poissons, de pinnipèdes (otaries, morses, phoques…), de siréniens (dugongs, lamantins…) mais également de baleines de tailles moyennes. Selon les travaux de Wroe la morsure du Megaselachus était capable d’arracher une nageoire ou de broyer la cage thoracique de ces baleines. Ces dernières, vivant en eaux chaudes, pourraient avoir disparue avec le refroidissement climatique, entrainant leur prédateur dans leur déclin. De façon plus générale toute perturbation prolongée de la chaine alimentaire a pu être fatale à un animal de cette taille avec d’importants besoins métaboliques.

     

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    La disparition du Megaselachus fut parfois remise en cause. En effet les fonds marins restant largement inexplorés il fut tentant d’imaginer une survie de l’animal, à l’image du Caeloachante. Toutefois cela induirait une évolution de taille pour le Megaselachus, soit qu’il ait diminué ses besoins métaboliques (et donc sa taille), soit qu’il se soit adapté aux mers froides. Ainsi au XIXème siècle le doute fut mit par le Challenger, un navire océanographique qui aurait trouvé dans le Pacifique des dents de Grand requin blanc non fossilisées de 12,5cm, une taille anormalement grande pour cette espèce. Le marin et biologiste anglais David George Stead affirme avoir observé en 1894 dans les eaux australiennes un requin blanc de très grande taille. A chaque « apparition »  il est toujours mal aisé de déterminer s’il s’agit réellement de l’espèce fossile ou simplement d’un spécimen de requin blanc de taille exceptionnelle. En l’état actuel des connaissances, le Megaselachus reste une espèce disparue il y a environ 1,5 million d’années, à l’époque des premiers hominidés.

     

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  • palaelodus
     
    palaelodus squelette
     
     
     
     
     
    Le Palaelodus est un grand échassier fréquent sur les berges des lacs peu profonds de Limagne durant l'Oligocène (28 à 23,5 Ma). Il y trouvait sa nourriture et y nidifiait. On retrouve ainsi des coquilles d'oeufs qu'on lui attribue bien que jusqu'à présent aucun embryon n''ait été retrouvé dans un oeuf. Ce qui serait le meilleur moyen de confirmer qu'il s'agisse bien de ses oeufs. Parmi les os que nous avons retrouvés il faut noter deux phalanges d'un doigt de Palaelodus (voir ci-dessus, 2,5 cm de longueur) et une vertèbre (voir ci-dessous).
     
     
     
     
     
    La majorité des os longs retrouvés sont quant à eux écrasés et par conséquent brisés. Pour faciliter le vol les os d'oiseaux sont creux, ce qui rend plus légère mais aussi plus fragile leur ossature.
     
     
     
     
     
    Ci-dessous une coquille d'oeuf écrasée retrouvée avec les os de Palaelodus ce qui, faute de prouver le lien direct, permet au moins de soulever l'hypothèse.
     
     
     
    Cet article est appelé à évoluer au fil de nos découvertes.

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