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    Vivant il y a une bonne trentaine de millions d’années, le Palaeotherium était un herbivore de la famille des Paléothéridés, une branche évolutive parallèle à celle des Equidés (qui donnèrent les chevaux). La branche des Paléothéridés est aujourd’hui éteinte, ils avaient cependant un lien avec les ancêtres des tapirs (avec qui ils partagent la courte trompe et l’allure générale) et des rhinocéros (avec qui ils partagent des similitudes dentaires).

    Vulnérable, le Palaeotherium devait être la proie de prédilection des grands prédateurs tels que le Créodonte. On peut supposer que comme le tapir actuel il n’avait qu’une vue peu développée, mais largement compensée par une excellente ouïe et un très bon odorat.


    (Pièce obtenue par échange)


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    Inclusion 1L’ambre est récupérée depuis l’aube des temps par les hommes pour ses qualités esthétiques, et thérapeutiques. Elle fit durant l’Antiquité l’objet d’un commerce intensif entre les peuples germains, les Celtes, les Romains… C’est une véritable « route de l’ambre » qui prenait racine dans la mer Baltique et déployait ses branches dans toute l’Europe et jusqu’en Egypte où l’on trouva de l’ambre dans le tombeau de Toutankhamon. Pour les peuples slaves les morceaux d’ambre n’étaient autres que les larmes pétrifiées des dieux. On retrouve une idée similaire chez les Grecs avec Ovide qui raconte que les Héliades, filles du dieu du soleil Hélios, pleurèrent la mort de leur frère Phaéton : leurs larmes se transformèrent en ambre et elles-mêmes se métamorphosèrent en peupliers. Le mythe d'Ovide est certainement le plus "complet" puisqu'il reprend l'idée des larmes tout en identifiant parfaitement l'ambre à de la résine d'arbre.

     

    « Les Héliades pleurent tout autant et offrent à la mort
    le vain présent de leurs larmes ; nuit et jour, de
    leurs mains,
    elles se frappent la poitrine et appellent Phaéton
    qui n'entendra pas
    leurs pauvres plaintes ; elles restent étendues près de son
    tombeau.
    Quatre fois, la lune avait réuni ses cornes et empli son disque ;inclusion 2

    les sœurs, selon leur coutume, - coutume qu'avait fait naître l'usage -,
    avaient poussé leurs gémissements. Parmi elles, Phaétuse,
    l'aînée, voulant se coucher sur la terre, se plaignit qu'elle sentait

    ses pieds devenir rigides ; essayant de s'approcher d'elle,
    la blanche Lampétie fut brusquement
    retenue par une racine ;

    une troisième s'apprêtait à s'arracher les cheveux, mais ses mains
    ne ramenèrent que des feuilles ; celle-ci pleure ses jambes
    muées en tronc, et celle-là ses bras transformés en longs
    rameaux.
    Tandis qu'elles s'étonnent, l'écorce enveloppe le haut de leurs jambes,
    gagnant peu à peu ventres, poitrines, épaules et mains,

    ne leur laissant que la bouche pour appeler leur mère.Inclusion 3
    Que pourrait une mère, si ce n'est se laisser aller à ses élans
    et joindre ses baisers aux leurs, tant que c'est encore possible ?
    Ce n'est pas assez ; elle tente de détacher leurs corps des troncs,

    et brise de ses mains les tendres rameaux ; mais alors

    des gouttes de sang suintent, comme d'une blessure.
    « Mère, je t'en supplie, épargne-moi, » crie chaque fille blessée,
    « Je t'en prie, épargne-moi. Blessant l'arbre, tu déchires notre corps.
    Et maintenant, adieu ! ». L'écorce
    atteint leurs derniers mots.
    Depuis coulent leurs larmes durcies au soleil, gouttes d'ambre,

    qui s'écoulent des jeunes rameaux ; le fleuve limpide les recueille et les envoie pour servir de parure aux brus des Latins. »

    Ovide, Les Métamorphoses, Livre II, 340.

     

     

    Pour Sophocle (Vème siècle av. J-C) les larmes seraient

    Inclusion 5

    celles des soeurs du héros Méléagre, changées en oiseaux.

    L’ambre est en fait une résine de conifères de l’Eocène, fossilisée, et dont les gisements sous la mer Baltique laissent s’échouer sur les plages quelques échantillons. Coulant le long des troncs cette résine collante a parfois piégé divers insectes (plus rarement des reptiles, des plantes, des poils de mammifères…) qui se sont retrouvés englué, puis engloutis et finalement entièrement préservés jusqu’à nos jours. Les échantillons présentés ici proviennent de Pologne, on y décèle plusieurs petits moucherons, des Nematocera, parfaitement préservés depuis près de 50 millions d’années !

     

     

    Inclusion 6

     

    Pièces obtenues par échange.


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    Ce petit poisson du Crétacé (Albien, 112 millions d’années) est un Dastilbe Elongatus trouvé à Ceara, au Brésil. Il fut découvert dans ce qu’on appelle la formation de Santana, un des plus grands gisements fossilifères au monde découvert en 1819 par les deux chercheurs bavarois Johann Baptist von Spix et Carl Friedrich Philipp von Martius . On trouva environ 25 espèces de poissons (parfois endémiques) particulièrement bien conservés. Certains avaient encore dans leur estomac leur dernière proie… Mais la formation de Santana n’a pas livré que des poissons, on y mit au jour des ptérosaures (Ornithocheirus, Tapejara…), des reptiles (tortues, crocodiles…), des amphibiens, des insectes, des scorpions, des araignées, des plantes et même des dinosaures (Maniraptor,Santanaraptor,  Angaturama limai, Irritator challengeri…) !

    Santana FormationL’état de conservation exceptionnel s’explique par une sédimentation très rapide avec un substrat très fin. Ce substrat se déposait au fond d’un lac peu profond, dans un climat tropical. Il y a encore un débat pour savoir si l’eau était salée ou non, la présence d’insectes dans l’eau semblerait réfuter une trop forte salinité, mais des tortues comme Santanachelys semblent au contraire plaider pour une eau de mer. On pense actuellement que cette lagune s’est formée quand le continent Gondwana s’est disloqué et que l’Amérique du Sud et l’Afrique se sont séparées. La faille ainsi créée a formée cette lagune d’eau saumâtre qui a progressivement rejoint la mer. Cette théorie d’une lagune sur la faille entre Amérique du Sud est Afrique s’appuie sur la découverte d’espèces de poissons similaires à celles de Santana mais sur la côte africaine.


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    Les ammonites du Crétacé ont parfois des formes pour le moins originale, toutes ou en partie déroulées. Ces adaptations leur donnaient parfois un avantage natatoire. Ce n’était pas forcément le cas des Scaphites. Cette Scaphites acquisgramensiformis de Madagascar (2,5 cm) a une coquille un forme de crosse (J) dont seule la base s’enroule. Avec une telle configuration il n’est pas certain que l’ammonite puisse nager à sa guise de façon active. Il est probable qu’elle se soit contentée d’une natation passive, ne contrôlant quasiment que la profondeur en expulsant plus ou moins d’eau de sa coquille. Choisissant sa profondeur, poussée par les courants, l’ammonite n’en restait pas moins un prédateur : capture de plancton (ou d’organismes plus gros selon la taille de l’ammonite) tout le long de la colonne d’eau ou stratégie de chasse benthique camouflée au sur le fond marin pour prendre en embuscade les proies de passage.

     

    scaphites bentonica

     


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    Espèce: Oursin, Clypeus plotii
    Datation: Jurassique, Bajocien supérieur (environ 170 à 167 Ma ± 3 Ma)
    Origine: Jaulny (Meurthe-et-Moselle)
     
    Pièce obtenue par échange

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