• amaltheus margaritatus2

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  • saint quentin fallavier

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    Au Jurassique, et plus précisément durant le Toarcien(183 / 175 millions d’années environ), la France est entièrement immergée exception fait du Massif Armoricain, d’une partie du Nord et de quelques îles au niveau du Massif Central. Le climat est alors chaud et humide, de type tropical. Sur les îles dominent les dinosaures, les airs sont le domaine des ptérosaures et dans les mers pullulent des gastéropodes, des brachiopodes, des échinodermes et bien entendu de nombreux céphalopodes : bélemnites, nautiles et ammonites. Ces derniers ont permis le développement de grands prédateurs, des reptiles marins comme les plésiosaures ou les ichtyosaures. Bien que leur allure rappelle le dauphin, les ichtyosaures n’ont aucun lien de parenté avec eux.  D'ailleurs, les premiers sont des mammifères alors que les seconds sont des reptiles (ichtyosaure signifiant « poisson-lézard »). Les ichtyosaures apparaissent un peu avant les dinosaures, il y a environ 250 millions d’années, il s’agit de l’adaptation d’un reptile terrestre retourné à la vie marine. De ce fait, et contrairement aux poissons, les ichtyosaures respirent avec des poumons et doivent régulièrement monter à la surface pour prendre une bouffée d’air. Ce reptile marin était vivipare, il se nourrissait de bélemnites et d’ammonites. Bien que cela ne soit pas visible sur la photographie, il est intéressant de voir que la gangue de la  vertèbre venant d’Airvault (ci-dessus) renferme des fragments de ces deux espèces de mollusques qui lui servaient de garde-manger. On estime que certains ichtyosaures pouvaient traquer leur proie avec une relative vélocité, atteignant les 40 km/h. Celui-ci, trouvé à Airvault,  vivait en bordure de la grande île que l’on appelle « Terre armoricaine » : il chassait dans une zone de haut-fond (faible profondeur) hérissée d’écueils granitiques. On remarque que cette vertèbre est beaucoup plus grosse que celle découverte à Essey-lès-Nancy (ci-dessous), une différence de taille qui ne s’explique pas forcément que par l’âge de l’animal. En effet, l’ordre des ichtyosaures regroupe un grand nombre d’espèces diverses et variées avec un large éventail de tailles moyennes de un à dix mètres. Cette grande diversité n’empêchera toutefois pas l’extinction des ichtyosaures il y a environ 90 millions d’années pour des raisons encore mal connues (peut-être la concurrence d’autres prédateurs).

     
     

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  • Trimarginites trimarginatus des Lourdines

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  • crayssac

     

    Le site de Crayssac, dans le Lot (46), est exceptionnel par la quantité et la qualité des ichnofossiles préservés. Autrement dit, par les empreintes fossiles qu’il recèle. Il y a 140 millions d’années, soit au Jurassique (Tithonien inférieur) ce site aujourd’hui au cœur de la France se trouvait alors en bord de mer (Golfe Charentais), à l’extrémité d’une vaste ile (Terre Armorico-Centrale). Dans ce petit golfe, les eaux étaient chaudes, calmes et peu profondes. Un substrat très fin et un contexte très calme expliquent la formation de ce gisement exceptionnel. Cette plage, soumise à un faible effet de  la marée, offrait un habitat exceptionnel pour une faune riche qui venait se repaitre des organismes échoués (des ammonites, des crustacés, des poissons…). On a trouvé à Crayssac des empreintes de tortues, de crocodiles et de dinosaures : théropodes comme sauropodes. Mais ceux qui donnent aujourd’hui leur nom à cette plage fossile sont les ptérosaures ! Car le site est très riche en empreintes de ces reptiles volants et a permis d’en apprendre plus sur eux. Grâce aux empreintes en effet on a pu déterminer la façon dont ils atterrissaient en ralentissant leur allure pendant la phase d’approche, la façon dont ils marchaient à quatre pattes, et on a pu vérifier que certains avaient les pattes palmées et pouvaient nager sur l’eau.

     

     

    La première plaque ici présentée comporte deux contre-empreintes de pattes postérieures (pieds) de ptérosaure, vraisemblablement un Pteraichnus, peut-être Pteraichnus palaciei-saenzi. On remarque très distinctement la première au centre de la photo, avec ses quatre doigts pointant vers le haut, et un cinquième doigt partant du bas de l’empreinte vers la droite. La seconde empreinte est plus abimée, mais tout de même bien visible dans le coin inférieur droit de la plaque. On remarque que les deux empreintes sont parallèles et sur une même ligne, ce qui ne correspondant à la piste d’un ptérosaure en marche (voir le schéma plus bas). Ces empreintes sous-entendent que l’animal était à l’arrêt. Toutefois, la plaque est trop petite et l’on ne distingue pas l’emplacement des mains de l’animal. Il est donc difficile de déterminer s’il faisait une pause dans sa marche, ou si l’on se trouve en présence de la seconde phase d’un atterrissage (voir schéma).

     

     

     

    Nous disposons également de trois spécimens d’empreintes de pattes antérieures (mains) de ptérosaures provenant du même site (voir ci-dessous). On remarque que l’animal pose sur le sol trois de ses doigts. Le quatrième, qui est beaucoup plus long et sur lequel est fixée l’aile du ptérosaure, est quant à lui replié en arrière pour permettre à l’animal de se déplacer à quatre pattes.

     

    Pour approfondir :

    -          Extrait du documentaire de Pierre Saunier « La plage aux ptérosaures »

    -          Un documentaire sur les Ptérosaures évoquant la plage de Crayssac

    -          Un site dédié à la plage aux Ptérosaures


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  • Deux ammonites nous ramènent 150 millions d’années en arrière, quand le Sud de l’Espagne était recouvert par les mers…

     
     
     
     

    Espèce : Lissoceratoides  Erato

    Datation : Jurassique supérieur, Oxfordien (environ 165 / 151 Millions d’années)

    Origine : Gilena, Séville, Espagne


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    Espèce : Lytoceras Polianchomenum

    Datation : Jurassique supérieur, Oxfordien (environ 165 / 151 Millions d’années)

    Origine : Gilena, Séville, Espagne


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    Espèce : Holcophylloceras Mediterraneum

    Datation : Jurassique supérieur, Oxfordien (environ 165 / 151 Millions d’années)Ammonite

    Origine : Gilena, Séville, Espagne


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    Espèce: Oursin, Clypeus plotii
    Datation: Jurassique, Bajocien supérieur (environ 170 à 167 Ma ± 3 Ma)
    Origine: Jaulny (Meurthe-et-Moselle)
     
    Pièce obtenue par échange

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    Trouvé à Arcey dans les Doubs voici un moule interne d’un Pseudaganides sp, autrement dit Nautiled’un Nautile (mollusque) qui côtoya les Ammonites dans les mers du Jurassique il y a 135 à 175 millions d’années. Les Nautiles possèdent des tentacules sans ventouse et une coquille spiralée composée de plusieurs loges. Seule la dernière loge est occupée par l’animal, les autres sont remplies d’un mélange de gaz et de liquide et les cloisons sont traversées par un siphon. Le Nautile se déplace en propulsant de l’eau, mais il peut aussi ramper sur une surface solide. Comment connait-on si bien cet animal ? Tout simplement parce que, contrairement aux Ammonites, les Nautiles ont survécu à la crise de la fin du Crétacé et vivent encore de nos jours dans l’océan Pacifique sans avoir subit d’énormes changements morphologiques depuis plus de 400 millions d’années !

     

     

     


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    piste de grallator

    Le Grallator est un petit dinosaure bipède, un Théropode Coelurosaurien ayant vécu à la fin du Trias et au début du Jurassique. On ne le connaît que par les empreintes qu’il a laissées dans la boue et qui se sont fossilisées en France et au Canada. La plaque ici présente provient d’une piste du Jurassique (Hettangien : 199,6 à 196,5 millions d’années) trouvée en France, en Lozère. Sur la première photographie on peut voir une contre empreinte, la boue a remplie la trace laissée par la patte puis s’est fossilisée : on a donc un moulage naturel de l’empreinte qui ici a été recolorée pour une meilleure visibilité. La seconde photographie montre une empreinte qui se trouve au verso de la plaque. Là il ne s’agit pas d’un moulage naturel mais de l’empreinte elle-même, sans la moindre coloration postérieure.

     

    Pièce acquise par échange.


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    Espèce: Oursin, Cidaris
    Datation: Jurassique
    Origine: Maroc
     
     
    cidaris-cidaris-2

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  • dsc01150
     

    Voici quatre ammonites trouvées dans les Lourdines, sur la commune de Migné-Auxance dans la Vienne (86). Il s’agit d’ammonites perisphinctes, des céphalopodes vivant dans les mers du Jurassique au Callovien, c'est-à-dire il y a environ 164/161 millions d’années.

    Avec elles se trouve également une géode de calcite trouvée au même endroit. Elle n’a rien de fossile, c’est une formation purement minérale mais qui en tant que merveille des entrailles de notre Terre méritait elle aussi d’être sauvée.

     

     

     

    marques_griswold

     


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    Espèces: Ammonites, Pleydellia
    Origine supposée: Saint-Quentin-Fallavier, Isère (38)
    Datation: Jurassique, Toarcien ou Aalenien (176 / 187 Ma)
     

     
     
    (Pièce acquise)

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    La forme spiralée de ces fossiles inspira les anciens qui les nomèrent "Cornes d'Ammon".
    Ammon le sabloneux est un dieux libyen représenté sous la forme d'un bélier. Ce dieu fut assimilé par les Egyptiens à leur dieu principal: Amon l'Inconnaissable, censé pouvoir apparaitre sous divers aspects.
     
    Ces ammonites pyriteuses revettent de magnifiques reflets métaliques.
    Trouvées en France dans le secteur de Vesoul (Haute-Saône) elles sont les utlimes vestiges de la faune aquatique de la mer qui recouvrait le secteur au Jurassique (Domérien) il y a 183 / 175 millions d'années.
     
     
     
     
    (Pièces acquises par échange)

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    Espèce: Oursin et radioles, Acrosalenia Hemicidaris
    Origine: Vosges, Neuchâtel, Suisse
    Datation: Jurassique moyen, Bathonien (-167 / -164 Ma)

     
     
     
    Pièce obtenue par échange.

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  • Du Jurassique on ne retrouve souvent que quelques éléments de la faune: si les plus célébres sont les animaux terrestres (je parle bien entendu des dinosaures, des ptérosaures...) les plus fréquent sont les animaux marins. Comme vous l'avez remarqué on trouve surtout des ammonites, des bélémnites et divers coquillages. D'une part ils étaient nombreux, mais les sédiments marins se sont égallement mieux conservés.

    Cependant, exceptionnellement, on peut retrouver des vestiges de la flore de cette période. C’est le cas en France, dans l’Ain (01), où ont été trouvées ces deux palmes de Zamites feneonis. Elles datent du Kimmeridgien, soit environ -155 / -150 Ma.

    Je vous laisse admirer et vous imaginer ce monde disparu…

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    (Pièces obtenues par échanges)

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  • Une ballade dans les Lourdines de Migné-Auxances près de Poitiers (Vienne 86) permet de rapidement reconstituer une partie de la faune marine qui occupait les lieux au Jurassique Oxfordien, c'est à dire il y a environ 161 / 155 Millions d'années.


    On trouve ainsi diverses espèces d'ammonites telles que Ochetoceras canaliculatum:




    Trimarginites trimarginatus:



    Plus fréquemment on trouve quelques Perisphinctidae :









    Outre les ammonites on trouve également les traces d'autres céphalopodes, les bélémnites dont les rostres se sont conservés dans la roche calcaire:







    Enfin, outre quelques coraux, il arrive que l'on tombe sur des gastéropodes comme ce moule interne de Pleurotomaria:







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    Origine : Vaches noires, Viller s/ mer - Houlgate, Calvados (14).

    Espèce(s) :    Ammonite, Quenstedtoceras (lamberti ou messiaeni).

    Datation : Jurassique, Callovien inférieur (161,2 à164,7 Ma).


    Pièce obtenue par échange.


    Les aléas des la fossilisation ont fait que ces ammonites sont naturellement recouvertes d'une couche de pyrite (minéral composé de sulfure de fer)  qui leur donne leur aspect cuivré, métalisé.


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    Origine : Pamproux, Deux-Sèvres (79).

    Espèce(s) :    Pecten, Radulopecten ?

    Datation : Jurassique moyen, Callovien, -164 / -161 Ma.



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