• Oligocène




    Oligocène<o:p></o:p>

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    Présentation<o:p></o:p>

    oligocène, troisième époque du tertiaire sur l’échelle des temps géologiques, s’étendant de - 38 à - 24 millions d'années. Tout comme l’éocène qui le précède et le miocène qui lui succède, l’oligocène est tout d’abord caractérisé par le pourcentage relativement important de fossiles d’espèces modernes trouvés dans les strates de cette époque (10 à 15 p. 100). <o:p></o:p>

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    Activité géologique de l’oligocène<o:p></o:p>

    Les mouvements tectoniques amorcés à l’éocène se poursuivent durant l’oligocène. Dans l’hémisphère Nord, l’Inde et la plaque Afrique-Arabie (de laquelle se détache l’Italie), vestiges de l’ancien continent du Gondwana, emboutissent peu à peu l’Eurasie vers le nord, fermant la partie orientale de la mer Téthys. Des forces de compression générées par ces collisions résulte la formation des Alpes, des Apennins, de la chaîne des Balkans et de l’Himalaya. De la Téthys occidentale ne subsiste bientôt plus qu’une profonde dépression remplie d’eau, la Méditerranée. Durant l’oligocène, celle-ci communique encore avec les derniers vestiges de la Téthys orientale, dans les régions correspondant aujourd’hui à la mer Noire et à la mer Caspienne. <o:p></o:p>

    Pendant ce temps, la plaque australienne entre en collision avec la plaque indonésienne. De cet épisode tectonique, il reste aujourd’hui une dorsale (chaîne de volcans sous-marins) inactive, s’élevant à 3 000 m au-dessus du fond de l’océan indien. L’ouverture de l’Atlantique Nord se poursuit. En s’éloignant de plus en plus de l’Europe, la plaque d’Amérique du Nord commence à envahir l’ouest du Pacifique.

    L'Europe à l'oligocène inférieur (33,5 Ma)

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    Climat et flore<o:p></o:p>

    S’il reste chaud et humide sur l’ensemble de l’Europe et de l’Amérique du Nord, le climat amorce néanmoins une longue période de refroidissement progressif, qui culmine 20 millions d’années plus tard, durant l’époque glaciaire du pléistocène. <o:p></o:p>

    La flore est proche de celle de l’époque précédente, l’éocène. Toutefois, le refroidissement relatif du climat s’accompagne d’une extension, dans l’hémisphère Nord surtout, des forêts tempérées d’arbres à feuilles caduques, aux dépens des grandes forêts tropicales à feuilles persistantes typiques de l’éocène.

     

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    Faune : la domination par les mammifères de la vie terrestre<o:p></o:p>

    Durant l’oligocène, les mammifères s’établissent fermement comme forme dominante de la vie sur Terre. Les herbivores périssodactyles (groupe d’ongulés à nombre impair de doigts auquel appartiennent les chevaux, les tapirs et les rhinocéros) sont à leur apogée. Trois groupes de rhinocéros peuplent l’Ancien et le Nouveau Monde ; dans l’un d’eux se trouve Baluchitherium d’Asie centrale, un gigantesque animal de 5,5 m de haut et 7,6 m de long pour un poids de 20 t, probablement le plus grand mammifère terrestre de tous les temps.

     

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    Les chevaux continuent à évoluer en Amérique du Nord, avec des formes comme Mesohippus, de la taille d’un petit lévrier. Les périssodactyles comprennent aussi, en Amérique du Nord et en Asie orientale, d’autres groupes aujourd’hui éteints, comme les titanothères, ressemblant à des rhinocéros mais n’ayant avec eux qu’une lointaine parenté, et les curieux chalicothères, sortes de chevaux au corps massif et à l’arrière-train surbaissé, dotés de puissantes pattes antérieures armées de griffes. <o:p></o:p>

    Les camélidés, qui ne dépassent pas la taille d’un mouton, disparaissent d’Amérique du Nord, mais quelques-uns émigrent en Amérique du Sud avec les pécaris et les tapirs. Pendant ce temps, de vastes troupeaux d’oréodontes (des cousins du chameau ressemblant au porc) parcourent les plaines d’Amérique du Nord, tout comme les entélodontes, sortes de porcs géants originaires de ce continent. Les deux groupes disparaîtront au miocène.

     

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    Les premiers proboscidiens apparaissent en Afrique septentrionale, à la limite de l’éocène et de l’oligocène. Ils dérivent de formes de l’éocène ne possédant ni défenses ni trompe, de la taille d’un porc, tel Numidotherium, et donnent naissance aux mastodontes gomphothères, qui mesurent déjà 2,50 m de haut. <o:p></o:p>

    Parmi les animaux à régime carnivore, les créodontes restent un groupe majeur. Ils comprennent de nombreuses espèces dont la taille va de celle du furet à celle de la hyène. Cependant, c’est à l’oligocène que les mammifères de l’ordre actuel des carnivores, non apparentés aux créodontes, prennent véritablement leur essor, avec le développement des lignées des chiens, des ours et des félins. Parmi ces derniers, certains sont de grands prédateurs dotés d’énormes canines en forme de sabre ou de poignard. Ces félins à dents de sabre primitifs seront remplacés par les « vrais » tigres à dents de sabre, les machairodontes, au début du miocène. <o:p></o:p>

    À l’oligocène, les rongeurs sont déjà très répandus, tandis que les primates sont surtout représentés par des tarsiers et des lémuriens, mais aussi par les tout premiers singes de l’Ancien Monde. C’est à la fin de l’oligocène que l’on situe la séparation entre la lignée des « petits singes » de l’Ancien Monde (ancêtres des actuels babouins et cercopithèques) et celle des « grands singes » anthropoïdes, à laquelle appartient l’espèce humaine. <o:p></o:p>

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    Source : http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761554911/oligoc%C3%A8ne.html<o:p></o:p>

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