• Leptomeryx - Mandibule 2

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    Il y a une vingtaine de millions d’années, durant l’Oligocène, la France baignait dans un climat de savane relativement plus chaud qu’aujourd’hui. Les phases sèches et humides (marquées par la mousson) alternaient sur un temps long. Au bord de lacs peu profonds, l’on croisait crocodiles et rhinocéros… Sur les berges nichaient de multiples espèces d’oiseaux lacustres. Les œufs tels que celui de 8cm présenté ci-dessous sont généralement attribués à au Palaelodus, un grand échassier proche des flamants et des grèbes. La découverte récente d’un nid d’œufs similaires dans le Miocène espagnol laisse penser que ces paléo-flamants faisaient des nids flottants protégeant plusieurs œufs, comme le font les grèbes aujourd’hui. L’œuf de plus petite taille présenté ci-dessus est quant à lui d’autant plus difficilement attribuable que nous manquons d’autres œufs fossiles de la même taille… En le comparant à des œufs actuels, la taille peut faire penser à celle d’un œuf de colibri. Or on sait que les colibris étaient bien présents en France à l’Oligocène, avant même de coloniser le continent nord-américain où on les retrouve à présent.

     

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  • La découverte de quelques fossiles emprisonnés dans le calcaire depuis une vingtaine de millions d’années peut-elle nous permettre de reconstituer, même partiellement, un petit coin de l’Oligocène ? C’est ce que nous allons tenter en observant quelques fossiles sortis lors d’un sondage réalisé sous l’égide d’Eldonia.

    Nous nous arrêtons en premier lieu sur quelques invertébrés. Pour commencer, nous avons trouvé des spécimens non déterminés qui ne nous sont pas d’un grand secours si ce n’est qu’il nous indique déjà un environnement humide, lacustre, ce qui n’est déjà pas rien :

     

    Puis une planorbe :

     
     
     

    La planorbe est un mollusque mangeur d’algues que l’on retrouve essentiellement en milieu aquatique, en eau douce. Ce dernier sort néanmoins régulièrement pour respirer puisqu’il possède des poumons. Ce fossile à première vue négligeable nous conforte dans l’idée d’un environnement aquatique de type mare, petit lac…

    Viennent ensuite deux Limnées :

     
     
     

    La limnée est également un gastéropode aquatique se nourrissant d’algues et de bactéries, parfois de plantes, qu’elle trouve dans les eaux douces. Exactement comme la planorbe ses poumons l’obligent à remonter régulièrement à la surface pour respirer. Pour ce faire, elle monte le long des joncs. L’association des limnées et des planorbes semble donc confirmer la présence ici d’un environnement aquatique non salé et peu profond où l’on devait trouver des joncs. Cette hypothèse est rapidement étayée par la découverte d’empreintes de joncs laissées dans le calcaire :

     

     

    Chaque tache sphérique avec un point en son centre marque l’emplacement d’un jonc, et donc de la proximité des berges. Mais une surprise accompagne ces joncs : de petites coquilles qui semblent être des morceaux d’œufs d’oiseaux. Ce qui est rapidement confirmé par une coquille de plus grande taille :

     
     

    Nous avons bien là affaire à un œuf, très certainement d’oiseau, dont les coquilles ont été conservées sur les berges d’un lac ou d’une mare. Cette indication laisse penser à la présence d’oiseaux lacustres. Un nouveau fossile va permettre de confirmer cette idée : 

     
     

    Il s’agit ni plus ni moins que d’un petit os d’oiseau qui vient certifier la présence de ces derniers sur les berges, près des nids. Toutefois, le caractère très fragmentaire de cet os ne nous permettait pas d’en dire plus sur ces oiseaux d’eau. Heureusement, un dernier fossile pour le moins inattendu est venu couronner cette étude du biotope de l’Oligocène :

     

     

    Cet étrange fossile provient lui aussi d’un oiseau, il s’agit en fait d’un bec ! Contrairement au petit bout d’os fragmentaire, le bec est plus caractéristique et permet de s’avancer sur une identification. En l'occurrence, il s’agirait d’un bec de flamant, un oiseau d’eau comme nous nous y attendions. Bien qu’on ne puisse pas lui attribuer à coup sûr les œufs trouvés aux environs, on note que le flamant pond des œufs dans des nids de vase et de détritus végétaux. Il s’installe donc et couve sur les berges ce qui explique la présence des coquilles dans cet environnement. Le flamant trouvait également ici de quoi se nourrir. En effet le bec de ce dernier est muni de lamelles qui lui permettaient de filtrer l’eau et la vase. Il se nourrit des vers, des poissons, des insectes (sous leurs différentes formes incluant les œufs, les larves…) et aussi de mollusques ! On retombe donc là sur les premiers fossiles que nous avions observés, les planorbes et limnées, qui pouvaient être mangés par ce grand échassier. 

     
    biotope
     

    Pour compléter le tableau, il faut ajouter ce que l’on sait du climat de cette époque dans la région, un climat sec et encore relativement chaud, pouvant rappeler le climat de la savane africaine d’aujourd’hui.


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    Les Cainothéridés semblent apparaître au Ludien (environ -35 Ma) en Europe du Nord sous un climat tropical. Durant l’Oligocène le climat se refroidit un temps, entraînant la disparition de certaines espèces, avant de se réchauffer progressivement.  Le changement de climat fut loin d’être fatal à ce petit ruminant qui proliféra dans toute l’Europe et en particulier dans les plaines arides de Limagne (63). On trouvait là un paysage de savane et de lacs peu profonds au milieu des crocodiles, des rhinocéros, de divers rongeurs, d’oiseaux lacustres et de quelques prédateurs carnivores. Sa taille était approximativement celle d’un lapin, de même que l’allure générale. Sa dentition était proche de celle du cerf. Son ossature lui permettait la supination, c'est-à-dire qu’il pouvait à sa guise poser sa patte avant côté paume ou sur le revers. Ses pattes n’étaient pas munies de sabots comme beaucoup de ruminants mais de quatre doigts griffus. L’allure générale et les pattes peuvent faire penser à un écureuil capable de s’asseoir, de saisir sa nourriture et de faire sa toilette. L’analyse du crâne a permit d’établir qu’il avait une très bonne ouïe et donc très certainement des oreilles très développées. Le mystère demeure néanmoins quant à sa capacité à creuser des terriers ou à grimper aux arbres. Il y a 15 à 20 Ma, durant le Miocène, les Cainotherium disparaissent sans descendance connue.

     

    Oligocène

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  • palaelodus
     
    palaelodus squelette
     
     
     
     
     
    Le Palaelodus est un grand échassier fréquent sur les berges des lacs peu profonds de Limagne durant l'Oligocène (28 à 23,5 Ma). Il y trouvait sa nourriture et y nidifiait. On retrouve ainsi des coquilles d'oeufs qu'on lui attribue bien que jusqu'à présent aucun embryon n''ait été retrouvé dans un oeuf. Ce qui serait le meilleur moyen de confirmer qu'il s'agisse bien de ses oeufs. Parmi les os que nous avons retrouvés il faut noter deux phalanges d'un doigt de Palaelodus (voir ci-dessus, 2,5 cm de longueur) et une vertèbre (voir ci-dessous).
     
     
     
     
     
    La majorité des os longs retrouvés sont quant à eux écrasés et par conséquent brisés. Pour faciliter le vol les os d'oiseaux sont creux, ce qui rend plus légère mais aussi plus fragile leur ossature.
     
     
     
     
     
    Ci-dessous une coquille d'oeuf écrasée retrouvée avec les os de Palaelodus ce qui, faute de prouver le lien direct, permet au moins de soulever l'hypothèse.
     
     
     
    Cet article est appelé à évoluer au fil de nos découvertes.

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  • Si les Helix ramondi sont des fossiles de gastéropodes assez fréquents dans l’Oligocène de Limagne (Puy-de-Dôme), les formes épigénisées comme celles décrites par les naturalistes Lecoq et Lacroix sont extrêmement rares. Dans des conditions encore mal connues les fossiles on servit de réceptacle à la cristallisation de la Lussatite une variété rare d’opale-CT quasiment endémique au Massif-Central. A la rareté de l’épigénisation des fossiles se combine donc la rareté de la Lussatite faisant de ces Helix des pièces d’exception. On a parfois parlé, à leur propos, de Graal de la géologie française tant ils soulèvent l’intérêt et l’admiration des passionnés de paléontologie et de minéralogie. Certaines pièces portent sur elles des traces de bitume naturel dont la noirceur contraste à merveille avec le bleu de la Lussatite. Ce bitume est caractéristique du calcaire bitumeux de la mythique Mine des Rois de Dallet où furent trouvés ces spécimens.

     

     
     
     
     
     

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  • palaeolodus ambigus

    Les couches de l’Oligocène de Limagne (63) renferment encore quelques fragments de coquilles d’œufs, vestiges de nichées d’oiseaux lacustres généralement indéterminés ou apparentés au Palaeolodus : un oiseau morphologiquement proche des flamants roses. Ce dernier est aussi proche des grèbes tant est si bien qu’on hésite encore entre un mode de vie d’oiseau plongeur (comme les grèbes) ou de chasseur en eau peu profonde à la manière des hérons. La taille des pattes du Palaeolodus semblent aller dans le sens de cette dernière hypothèse.

     

    Dans les faits plusieurs espèces peuvent être à l’origine de ces nichées. Les rares spécimens complets montrent des œufs proches par la taille et la couleur de ceux d’une poule.

    Sur le terrain j’ai remarqué qu’on pouvait trouver au moins deux types d’œufs foncièrement différents.

     

     

    Les premiers ont une couleur rosée unie :

     

    Les seconds sont plus ou moins mouchetés de noir :

     

     

    Il ne s’agit pas de coquilles issues d’un même œuf qui ne serait que partiellement pigmenté. Cette hypothèse est à abandonner puisque les deux types d’œufs se retrouvent en deux points bien distinct du même gisement, l’un n’offrant pas de coquilles pigmentées l’autre renfermant exclusivement ces dernières.

     

    Hypothèse 1:

    La pigmentation des œufs se retrouve chez de nombreux oiseaux de berges, chez les grèbes certes mais aussi les poules d’eau, etc… Il peut y avoir de  fortes différences dans la pigmentation des œufs entre les différentes sous-espèces de grèbes, il est donc possible que ces deux types d’œufs appartiennent à deux sous-espèces proches.

    La détermination est encore incertaine.

     

    Hypothèse 2:

    Il est égallement possible que la différence aujourd'hui visible sur ces coquilles ne soit pas le signe d'une pigmentation originelle des oeufs mais d'une minéralisation après coup. On remarque en effet que la pigmentation d'un oeuf actuel est généralement superficielle alors que les traces sur ces coquilles se retrouvent, bien qu'aténuées, sur le verso de la coquille. Le "pigment" noir est largement incrusté dans la coquille au point de laisser de petits trous béant quand les aléas du temps le retirent:

     

    Recto d'une coquille:

     
     
    Verso de la même coquille:
     
     
     
    Trous laissés à la place du "pigment":
     

     

     

     

     

    Je signale à mes aimables visiteurs que des coquilles sont disponibles à l’échange.

    Pour ma part je vous serai reconnaissant de me contacter si vous avez de la documentation sur le Paleolodus ou tout autre information pouvant aider à la détermination de ces œufs.


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  • Les méduses sont des cnidaires, en l'absence de parties dures dans leur corps elles ne laissent que rarement de traces fossiles. Cependant il arrive qu'en reposant sur le fond la méduse laisse son empreinte dans la vase qui, elle, s'est parfois fossilisée. C'est ce qu'il c'est passé il y a une trentaine de millions d'années dans le Sud de la France alors en partie recouvert par les eaux de l'Oligocène.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Espèce: Méduse, Discalia sp
    Diamètre: 7mm
    Datation: Oligocène, Stampien (-30 Ma)
    Origine: Aix-en-Provence (13)
     
     
     
     
    Pièce acquise par échange
     
     
     
    Des pièces similaires sont disponibles à l'échange.

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  • L'ambre de la Baltique est une oléorésine fossilisée. L'oléorésine est une substance qui exulte de l'arbre incisé. Contrairement au copal, l'ambre de la Baltique est exclusivement issus de gymnospermes (conifères) qui poussaient il y a 20 à 50 millions d'années. Ces espèces de conifères, regroupées sous le nom de Pinus succinifera, sont aujourd'hui disparues.

    En coulant la résine a parfois piégé divers insectes, conservés tels quels jusqu'à nos jours...

     

     

     

    Espèce : Moustique, Nématocère mycetophilidae

    Datation : Eocène – Oligocène (20 à 50 Ma)

    Origine : Mer Baltique

     

     

     

     

     

    Espèce : Trichoptère

    Datation : Eocène – Oligocène (20 à 50 Ma)

    Origine : Mer Baltique

     

     

     

    Pièces offertes.


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    Origine : GANDAILLAT (63000)

    Espèce(s) : coquille d’œuf d’un oiseau vivant au bord de l’eau

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)

     

     

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  • Origine : GANNAT (03800)

    Espèce(s): Phryganes

    Datation :  Oligocène (-33,9 Ma à -23,03 Ma)


     


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  • Origine : GANDAILLAT (63000)

     

    Espèce(s) : coquille d’œuf d’un oiseau vivant au bord de l’eau<o:p></o:p>

     

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)

     

     


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  • Origine : GANDAILLAT (63000)

    Espèce(s) : coquille d’œuf d’un oiseau vivant au bord de l’eau<o:p></o:p>

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)




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  • Origine : GANDAILLAT (63000)

    Espèce(s) : stromatolithes<o:p></o:p>

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)

     


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    Origine : GANDAILLAT (63000)

     
     

    Espèce(s) : coquille d’œuf d’un oiseau vivant au bord de l’eau<o:p></o:p>

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)


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  • Origine : GANDAILLAT (63000)

    Espèce(s) : stromatolithes<o:p></o:p>

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)

     

     


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  • Origine : GANDAILLAT (63000)

     

    Espèce(s) : coquille d’œuf d’un oiseau vivant au bord de l’eau<o:p></o:p>

     

    Datation :  Chattien, Oligocène supérieur (28 à 23,5 Ma)

     

     


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  • Oligocène<o:p></o:p>

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    1<o:p></o:p>

     

    Présentation<o:p></o:p>

    oligocène, troisième époque du tertiaire sur l’échelle des temps géologiques, s’étendant de - 38 à - 24 millions d'années. Tout comme l’éocène qui le précède et le miocène qui lui succède, l’oligocène est tout d’abord caractérisé par le pourcentage relativement important de fossiles d’espèces modernes trouvés dans les strates de cette époque (10 à 15 p. 100). <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

     

    Activité géologique de l’oligocène<o:p></o:p>

    Les mouvements tectoniques amorcés à l’éocène se poursuivent durant l’oligocène. Dans l’hémisphère Nord, l’Inde et la plaque Afrique-Arabie (de laquelle se détache l’Italie), vestiges de l’ancien continent du Gondwana, emboutissent peu à peu l’Eurasie vers le nord, fermant la partie orientale de la mer Téthys. Des forces de compression générées par ces collisions résulte la formation des Alpes, des Apennins, de la chaîne des Balkans et de l’Himalaya. De la Téthys occidentale ne subsiste bientôt plus qu’une profonde dépression remplie d’eau, la Méditerranée. Durant l’oligocène, celle-ci communique encore avec les derniers vestiges de la Téthys orientale, dans les régions correspondant aujourd’hui à la mer Noire et à la mer Caspienne. <o:p></o:p>

    Pendant ce temps, la plaque australienne entre en collision avec la plaque indonésienne. De cet épisode tectonique, il reste aujourd’hui une dorsale (chaîne de volcans sous-marins) inactive, s’élevant à 3 000 m au-dessus du fond de l’océan indien. L’ouverture de l’Atlantique Nord se poursuit. En s’éloignant de plus en plus de l’Europe, la plaque d’Amérique du Nord commence à envahir l’ouest du Pacifique.

    L'Europe à l'oligocène inférieur (33,5 Ma)

    3<o:p></o:p>

     

    Climat et flore<o:p></o:p>

    S’il reste chaud et humide sur l’ensemble de l’Europe et de l’Amérique du Nord, le climat amorce néanmoins une longue période de refroidissement progressif, qui culmine 20 millions d’années plus tard, durant l’époque glaciaire du pléistocène. <o:p></o:p>

    La flore est proche de celle de l’époque précédente, l’éocène. Toutefois, le refroidissement relatif du climat s’accompagne d’une extension, dans l’hémisphère Nord surtout, des forêts tempérées d’arbres à feuilles caduques, aux dépens des grandes forêts tropicales à feuilles persistantes typiques de l’éocène.

     

    <o:p></o:p>

     

    4<o:p></o:p>

     

    Faune : la domination par les mammifères de la vie terrestre<o:p></o:p>

    Durant l’oligocène, les mammifères s’établissent fermement comme forme dominante de la vie sur Terre. Les herbivores périssodactyles (groupe d’ongulés à nombre impair de doigts auquel appartiennent les chevaux, les tapirs et les rhinocéros) sont à leur apogée. Trois groupes de rhinocéros peuplent l’Ancien et le Nouveau Monde ; dans l’un d’eux se trouve Baluchitherium d’Asie centrale, un gigantesque animal de 5,5 m de haut et 7,6 m de long pour un poids de 20 t, probablement le plus grand mammifère terrestre de tous les temps.

     

    <o:p></o:p>

     

    Les chevaux continuent à évoluer en Amérique du Nord, avec des formes comme Mesohippus, de la taille d’un petit lévrier. Les périssodactyles comprennent aussi, en Amérique du Nord et en Asie orientale, d’autres groupes aujourd’hui éteints, comme les titanothères, ressemblant à des rhinocéros mais n’ayant avec eux qu’une lointaine parenté, et les curieux chalicothères, sortes de chevaux au corps massif et à l’arrière-train surbaissé, dotés de puissantes pattes antérieures armées de griffes. <o:p></o:p>

    Les camélidés, qui ne dépassent pas la taille d’un mouton, disparaissent d’Amérique du Nord, mais quelques-uns émigrent en Amérique du Sud avec les pécaris et les tapirs. Pendant ce temps, de vastes troupeaux d’oréodontes (des cousins du chameau ressemblant au porc) parcourent les plaines d’Amérique du Nord, tout comme les entélodontes, sortes de porcs géants originaires de ce continent. Les deux groupes disparaîtront au miocène.

     

    <o:p></o:p>

     

    Les premiers proboscidiens apparaissent en Afrique septentrionale, à la limite de l’éocène et de l’oligocène. Ils dérivent de formes de l’éocène ne possédant ni défenses ni trompe, de la taille d’un porc, tel Numidotherium, et donnent naissance aux mastodontes gomphothères, qui mesurent déjà 2,50 m de haut. <o:p></o:p>

    Parmi les animaux à régime carnivore, les créodontes restent un groupe majeur. Ils comprennent de nombreuses espèces dont la taille va de celle du furet à celle de la hyène. Cependant, c’est à l’oligocène que les mammifères de l’ordre actuel des carnivores, non apparentés aux créodontes, prennent véritablement leur essor, avec le développement des lignées des chiens, des ours et des félins. Parmi ces derniers, certains sont de grands prédateurs dotés d’énormes canines en forme de sabre ou de poignard. Ces félins à dents de sabre primitifs seront remplacés par les « vrais » tigres à dents de sabre, les machairodontes, au début du miocène. <o:p></o:p>

    À l’oligocène, les rongeurs sont déjà très répandus, tandis que les primates sont surtout représentés par des tarsiers et des lémuriens, mais aussi par les tout premiers singes de l’Ancien Monde. C’est à la fin de l’oligocène que l’on situe la séparation entre la lignée des « petits singes » de l’Ancien Monde (ancêtres des actuels babouins et cercopithèques) et celle des « grands singes » anthropoïdes, à laquelle appartient l’espèce humaine. <o:p></o:p>

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    Source : http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761554911/oligoc%C3%A8ne.html<o:p></o:p>

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