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    Les longues canines de ces félins leurs ont valu le nom de « Tigres à dent de sabre » (ou de « Gorak » pour les amateurs de Rahan…), ils appartiennent tous à la sous-famille des machairodontinés. Cette sous-famille se décompose en trois tribus dont les Smilodontini regroupant eux-mêmes trois genres parmi lesquels le Megantereon. Bien qu’on les surnomme « Tigres à dents de sabre » ces espèces éteintes n’ont pas de lien avec les tigres actuels, il semblerait qu’ils se soient séparés assez tôt de la lignée qui donna les chats pour former des espèces sans aucune filiation avec les espèces actuelles.megantereon chassant praemegaceros aff. obscurus

    Le Megantereon avait la taille d’un jaguar (environ 72cm de haut pour 90 à 150 kg). Sûrement originaire d’Inde on le retrouve en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Afrique. Il semble apparaitre il y 11 millions d’années. On le reconnait des autres espèces par son menton légèrement allongé.

    Les dents ici présentées proviennent de la mandibule supérieure. Elles ont été trouvées dans les couches du Pliocène chinois (5,3 à 2,6 millions d’années environ) de la région de Gansu.

    La technique de chasse des Tigres à dent de sabre fait l’objet de débats, car si ces longues canines sont des armes redoutables leur longueur peut aussi les rendre plus ou moins fragiles si la proie se débat. On suppose qu’ils mordaient directement au cou de leur proie, cette technique permettait une mise à mort rapide mais aussi une meilleure préhension : les canines supérieures s’enfonçant dans les chairs tandis que les incisives, les canines inférieures mais aussi bien évidemment les pattes maintenaient fermement l’animal. A l’heure actuelle il reste difficile de dire si le Megantereon chassait en solitaire ou en meute.

     

     
     
    Pièce obtenue par échange. 

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  • dsc05348
     
    Le copal est une résine semi-fossile que l’on qualifie parfois d’ambre jeune. En partie à tort car si l’ambre de la Baltique est effectivement plus ancienne que le copal de Madagascar les deux résines se différencient également par leur essence. L’ambre est en effet produite par de la résine de conifères (gymnospermes pour être plus précis)  alors que le copal provient de feuillus (des angiospermes). Quant à la datation du copal elle est difficile, surtout
    dsc05329

    pour une pièce isolée dont on ne connaît pas la profondeur d’extraction. On estime généralement que le copal peut être vieux de quelques siècles à quelques millions d’années.


    La sève de l’arbre coulant le long du tronc s’est révélée être un véritable piège pour toutes sortes d’insectes empêtrés dans ce résidu collant  et bientôt totalement recouvert par la résine qui, en se fossilisant, les a préservés jusqu’à nos jours.
    Sur le spécimen que nous vous montrons, nous apercevons justement divers insectes dont plusieurs fourmis.

     

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  • megalodon matle 2
     
    Dent de Megascelachus (alias Megalodon), Pliocène de l'île de Malte, 9cm.
    Voir taille réelle
     

    Il y a bien longtemps que les Maltais ramassaient sur leurs îles ce qu’ils appelaient des « langues de pierre », sans en connaitre l’origine. Mais ce n’est qu’au XVIIème siècle, après des comparaisons avec des dents de Grand requin blanc, que l’on comprit que ces étranges découvertes étaient en réalité des dents de requins géants. Louis Agassiz (1807 – 1873) nomma cette espèce disparue le Megalodon. Plus tard, rattachant  cette espèce disparue à celle toujours existante du Grand requin blanc on le renomma Carcharodon megalodon. Peu à peu des vestiges du Carcharodon megalodon furent découvert aux quatre coins du globe et ses appellations évoluèrent au gré des hypothèses sur sa filiation (tantôt au grand requin blanc, tantôt au requin taupe) : Procarcharodon, Carcharocles et enfin Megascelachus en 2006. Néanmoins dans le monde des collectionneurs de fossiles le nom primitif de Megalodon reste, à tort, le plus usité.

     

    megalodon anvers
     
    Dents de Megaselachus (alias Megalodon) de Caroline du Sud, USA. 5 cm pour celle du milieu.
    Voir taille réelle

     

    Le squelette des requins est cartilagineux et par conséquent il ne se fossilise que très rarement. L’allure générale du Megacelachus pose donc problème et on l’a longtemps calquée sur celle du Grand requin blanc. On considère aujourd’hui que proportionnellement à la taille des dents le Megaselachus était plus court mais plus trapu qu’un Grand requin blanc. Par contre, là où la moyenne chez le requin blanc est de 7,5cm pour les dents celles du Megaselachus dépassent largement cette taille, allant jusqu’à dépasser les 20cm pour les plus grands spécimens connus.

    Le Megaselachus était un requin géant qui écuma les mers chaudes de l’Oligocène au Pléistocène, soit environ de 25 à 1,5 million d’années. Adulte il pouvait mesurer de 15 à 20m de long pour un poids avoisinant les 50 tonnes (pour un « petit » spécimen de 15m). Les travaux de Stephen Wroe tendent à prouver que le Megaselachus aurait eu la plus puissante morsure du règne animal avec 12 à 20 tonnes de pression ! En l’état actuel des connaissances paléontologiques ce requin géant apparait comme le plus grand prédateur que la Terre ait porté.

     

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    Quelles proies étaient à la mesure de cet animal ? Il se nourrissait de gros poissons, de pinnipèdes (otaries, morses, phoques…), de siréniens (dugongs, lamantins…) mais également de baleines de tailles moyennes. Selon les travaux de Wroe la morsure du Megaselachus était capable d’arracher une nageoire ou de broyer la cage thoracique de ces baleines. Ces dernières, vivant en eaux chaudes, pourraient avoir disparue avec le refroidissement climatique, entrainant leur prédateur dans leur déclin. De façon plus générale toute perturbation prolongée de la chaine alimentaire a pu être fatale à un animal de cette taille avec d’importants besoins métaboliques.

     

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    La disparition du Megaselachus fut parfois remise en cause. En effet les fonds marins restant largement inexplorés il fut tentant d’imaginer une survie de l’animal, à l’image du Caeloachante. Toutefois cela induirait une évolution de taille pour le Megaselachus, soit qu’il ait diminué ses besoins métaboliques (et donc sa taille), soit qu’il se soit adapté aux mers froides. Ainsi au XIXème siècle le doute fut mit par le Challenger, un navire océanographique qui aurait trouvé dans le Pacifique des dents de Grand requin blanc non fossilisées de 12,5cm, une taille anormalement grande pour cette espèce. Le marin et biologiste anglais David George Stead affirme avoir observé en 1894 dans les eaux australiennes un requin blanc de très grande taille. A chaque « apparition »  il est toujours mal aisé de déterminer s’il s’agit réellement de l’espèce fossile ou simplement d’un spécimen de requin blanc de taille exceptionnelle. En l’état actuel des connaissances, le Megaselachus reste une espèce disparue il y a environ 1,5 million d’années, à l’époque des premiers hominidés.

     

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    Je viens d’échanger ces dents fossilisées avec un collectionneur belge, elles proviennent des plages de la Mer du Nord, aux environs d’Anvers. Pour être plus précis la grise vient de Doel et l’autre de Hoevenen. La mer a fait ressurgir à nous ces vestiges du Néogène que l’on date approximativement selon une large fourchette de 2,5 à 23 Ma. Nul besoin de loupe, on est de suite impressionné par la taille de ces dents aigües et ciselées de manière à déchirer la chair mieux que nulles autres. Ces terribles dents appartenaient à des Carcharodon carcharias, un requin qui existe toujours aujourd’hui mais que vous connaissez sans doute mieux sous le nom de Grand Requin Blanc.

    Je ne doute pas que l’animal vous soit familier, il n’est nul besoin de nous encombrer de multiples illustrations. Voici juste une gravure représentant l’un de ces grands chasseurs marins échoué en France sur une plage méditerranéenne :

     

     
     

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    Non, les ailerons qui fendaient les eaux du Néogène (23 à 2,5 Ma) n’étaient pas que ceux des requins… Outre les squales les ondes marines abritaient également des êtres plus charmeurs tels que les dauphins, comme en témoigne cette dent (1,8 cm).

     
     
     
     
    Pièce obtenue par échange

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    Les sables des plages belges des environs d’Anvers cachent encore quelques-unes de ces terrifiantes dents qui ornaient les puissantes mâchoires des requins du Néogène…

    Dater ces dents du Néogène est le plus prudent pour des dépôts marins, ce système englobant le Miocène et le Pliocène, soit une large fourchette de plus ou moins 23 à 2,5 Ma.

     
     
     
     
     

    Pièces obtenues par échanges

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    Le Pliocène est la dernière époque (ou série) du Néogène (Cénozoïque moyen), qui s'étend entre 5,33 millions d'années et 1,81 millions d'années (avant le présent). Les terrains de cette époque contiennent un grand nombre de coquilles fossiles se rattachant à des espèces actuellement vivantes. Dès le début du Pliocène, les mers et les terres étaient à peu près distribuées en Europe comme elles le sont aujourd'hui; toutefois, la mer avançait encore par de longues échancrures au delà des estuaires des fleuves actuels; par exemple, la Mer Méditerranée s'engouffrait dans la vallée du Rhône et atteignait les portes de Lyon. Alors les volcans du Massif Central étaient encore en pleine éruption, comme au Miocène, émettant des coulées de domites, de trachytes, de phonolithes et surtout de basaltes. Les Alpes étaient déjà soulevées, mais les grands glaciers de la Suisse et de l'Auvergne n'existaient point encore. C'est qu'en effet, à l'aurore de la période pliocène, le climat de l'Europe occidentale était très chaud, comme au Miocène; mais la température, pendant le Pliocène, ne cessa pas de s'abaisser successivement.

    En même temps l'atmosphère devenait de plus en plus humide; jamais à aucune époque géologique il n'y eut à la surface du sol autant d'eaux torrentielles et jaillissantes. Un certain nombre de plantes miocènes prolongèrent leur existence pendant le Pliocène; mais elles allèrent en diminuant, et le sol de l'Europe se revêtit d'une nouvelle flore composée d'espèces, les unes analogues aux plantes actuelles des Canaries et du Sud de l'Europe, les autres se rapprochant de nos végétaux ligneux, quoique non identiques avec ces derniers. La masse de la végétation était constituée par des hêtres, des chênes, des érables, auxquels s'associaient des sassafras, des lauriers-nobles, des séquoias, des camphriers, des viornes, des vignes, des figuiers, des noyers, enfin le chamaerops humilis ou palmette; mais ce dernier ne se trouvait plus que dans les parties les plus méridionales de l'Europe. 

    Un riche tapis d'herbes couvrait la surface de la terre et servait de pâture aux nombreux Mammifères herbivores, Gazelles, Cervidés, Bovidés, etc. Le Dinothérium était en voie d'extinction; les Mastodontes commençaient à émigrer, les Singes quittaient l'Europe pour se retirer en Afrique; les Chevaux faisaient leur première apparition; mais, par-dessus tout, les Proboscidiens prenaient un nouveau développement. Le Pliocène fut l'époque de l'Eléphant méridional, de l'Eléphant antique, des Rhinocéros à narines étroites et de Merk, du grand Hippopotame, etc. 

    Les eaux marines étaient peuplées de Cétacés, et les Mollusques terrestres prenaient de l'importance. C'est en Italie que le terrain Pliocène est le plus développé. Il y constitue, sur les deux versants de l'Apennin, les collines subapennines. 

    En France, on trouve le terrain pliocène suffisamment développé dans le bassin du Rhône, dans la Bresse, dans la Limagne, le Morvan, le long du littoral méditerranéen, depuis la Ligurie jusqu'aux Pyrénées, dans la vallée de la Saône et en Bourgogne. En Belgique, il constitue les sables d'Anvers; enfin, en Angleterre, il forme le forest-bed ou couches forestières de Norfolk, ainsi que les sables et graviers coquilliers connus sous le nom de crag. Les coquilles marines les plus caractéristiques du Pliocène sont des Nassa, le Voluta lamberti, leFfuscus contrarius, le Pectenrarius, des Pétoncles, des Vénus, des Cyprines, des Mactress, etc. 

    Les eaux douces pliocènes abondent en Congéries, en Auricules, en Paludines, en Mélanopsis.


    Source:http://www.cosmovisions.com/pliocene.htm    



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