Lundi 30 Janvier 2012, Ste Martine

 

logo.gifIci est regroupée une partie de ma collection paléontologique, en grande partie issue de découvertes personnelles, mais aussi parfois le fruit d'échanges avec d'autres passionnés. Ces fossiles sont les derniers témoignages de ces "mondes perdus" ou plutôt du cycle irrégulier mais continue de l'évolution.

Pas d'achat, pas de vente, le plaisir de découvrir et de comprendre.

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Bonne visite !

Sous le soleil de Taouz, au Maroc, surgissent des vestiges de la fin du Crétacé (99 à 93 Millions d’années) comme ces deux dents de grands dinosaures théropodes. Leur forme, leurs crénelures, en font de véritables armes adaptées pour perforer et déchirer la chaire.
 

 


La plus petite, à droite, est une dent de Deltadormeus Agilis, « l’agile coureur du delta ». Ce prédateur semble avoir été taillé pour la course, et ce malgré ses 3,5 tonnes et ses 13m de long ! Sa taille et sa vitesse devait à n’en pas douter en faire un redoutable chasseur.

 

deltadromeus

 

 

carcharodontosaurus saharicus


La dent de gauche, plus grande et massive, est celle d’un Carcharodontosaurus Saharicus (« lézard aux dents aiguisées »). Ce gigantesque dinosaure carnivore était, avec ses 14m, plus long que le fameux T-Rex (qui n’apparu qu’après). Mais il était aussi plus lourd: environ 7 tonnes. De ses techniques de chasse on ne sait quasiment rien et il est bien difficile de savoir s’il chassait seul ou en groupe. Il est fort probable en tout cas qu’il fut à la fois un chasseur actif (on estime qu’il pouvait courir jusqu’à 35 km/h) et un charognard opportuniste. Ce titan ne devait pas avoir de mal à s’inviter pour s’emparer des proies tuées par d’autres…

 

carcharodontosorus et deltadromeus
Un Carcharodontosaurus Saharicus disputant une proie à un Deltadromeus Agilis.

Tags associés : Carcharodontosaurus, Saharicus, Deltadromeus, Agilis, Crétacé, Cénomanien, Taouz, Maroc,

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Le Jeudi 19 Janvier 2012Poster un commentaire

Dans le Montana (USA) le site de Hell Creek a livré de nombreux fossiles de dinosaures de la fin du Crétacé (70 à 65 Millions d’année). Parmi ces fossiles il y a ces trois vertèbres caudales (vertèbres de la queue) et ces deux dents de Tricératops.

 

 
 

 

Le Tricératops fait partie des dinosaures les plus connus du grand public, ce grand herbivore est comme son nom l’indique caractérisé par ses trois cornes. Une corne au-dessus de chaque œil, une troisième sur le museau, sont les véritables armes offensives de cet animal. Sa lourde collerette osseuse fait quant à elle office de véritable bouclier. Bien entendu le Tricératops était quadrupède, ses pattes courtes n’en faisaient pas un animal très rapide.  Ce n’est donc pas dans la fuite, mais bien dans le combat acharné, dans la charge frénétique, qu’il pouvait espérer son salut face aux grands prédateurs qui vivaient à la même époque tel que le Tyrannosaure.
Son bec lui permettait de couper des plantes dures comme des fougères, des cycas ou des conifères que ses dents parvenaient à broyer. Mais il pouvait aussi se repaitre des plantes à fleurs qui font leur apparition au Crétacé.

 

triceratops (2)


Héritier de la longue lignée des cératopsiens le Tricératops atteint une taille impressionnante de 5m au garrot pour 9m de long et pas moins de 5 tonnes ! On suppose qu’il vivait et se déplaçait en troupeau, ce qui lui apportait un gros avantage défensif. Le Triceratops ne disparu qu’il y a 65 millions d’années lors de la catastrophe de la fin du Crétacé qui extermina tous les dinosaures (si ce n’est les oiseaux).

 

echelle tricératops - humain

Tags associés : Triceratops, Crétacé, Hell, Creek,

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Le Jeudi 19 Janvier 2012Poster un commentaire

dsc05285Trouvée à Hell Creek (« le ruisseau de l’enfer ») dans le Montana (USA) cette dent est celle d’un grand dinosaure herbivore : l’Edmontosaurus annecten.

Ce dinosaure qui vivait au Crétacé supérieur (70 à 65 Ma)  fait partie de la famille des hadrosauridés, c'est-à-dire des dinosaures « à bec de canard » car il possédait une sorte de bec sans dent lui permettant de couper les végétaux durs et ligneux. Les dents se trouvaient sur les maxillaires, après le bec, et se renouvelaient en permanence. Ces dents lui permettaient de broyer la végétation parfois dure qu’il avait arrachée avec son bec. Bien que des spécimens de 13m de long soient connus, la taille moyenne d’un adulte était aux environs de 9m pour un poids qui devait tourner aux alentours de 4 tonnes. Fait rare pour un dinosaure, des parties de peau d’Edmontosaurus furent retrouvées : on y a relevé un épiderme assez mince recouvert de petites écailles ne se chevauchant pas.

 

edmontosaurus_scale


L’Edmontosaurus était un bipède facultatif, c'est-à-dire qu’il passait la majeure partie de sa vie sur quatre pattes mais pouvait se dresser sur ses pattes arrières pour courir plus vite. Les concentrations locales de fossiles et les sites de ponte laissent supposer que ce grand herbivore vivait en troupeau. Et vu la grande diversité des sites (USA et Canada) on pense que ces troupeaux migraient.


Bien évidemment, même en troupeau, la vie de l’Edmontosaurus était sans cesse menacée par la traque des théropodes prédateurs tels que le Tyrannosaures-Rex qui vivait à la même époque, sur le même territoire…

 

 

edmontosaurus

Tags associés : Edmontosaurus, dinosaure, crétacé,

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Le Jeudi 19 Janvier 2012Poster un commentaire
 
Espèce: Xanthopsis dufourii
Datation: Eocène (55,8 à 33,9 Ma)
Origine: Espagne
 
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Tags associés : crabe, éocène, Espagne, Xanthopsis, dufourii,

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Le Jeudi 19 Janvier 2012Poster un commentaire

 

 
Avant de disparaitre avec les dinosaures il y 65 millions d’années ces céphalopodes que sont les ammonites proliférèrent dans les mers et les océans pendant plus de 300 millions d’années. Au Crétacé, juste avant de disparaitre, se sont développées des formes étranges d’ammonites dont les spirales n’étaient plus jointives. On les appelle communément des ammonites « déroulées ». Cette Crioceras trouvée dans la Drôme en est un parfait exemple. Plusieurs hypothèses furent proposées pour expliquer cette étrange mutation des ammonites : certains pensent que cela aurait pu être une adaptation évolutive pour faire face aux modifications de l’écosystème durant la crise de la fin du Crétacé (de plus en plus vue comme s’étalant sur un temps long). Ceux-là  avancent que le « déroulement » des Crioceras leur aurait permis de développer de nouvelles capacités natatoires leur permettant peut-être ainsi de chasser plus efficacement voir éventuellement d’avoir une chance de plus d’échapper à un prédateur. Car même si le ventre de la Crioceras est hérissé de pics, ce n’est pas cela qui arrêtera un grand reptile marin.

Tags associés : Ammonite, crioceras,

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Le Mercredi 18 Janvier 2012Poster un commentaire

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Les trilobites sont des arthropodes (comme ses lointains cousins que sont les crabes ou les crevettes…) qui vécurent dans les fonds marins durant l’ère Primaire pendant près de 300 millions d’années. Durant tout ce temps ils n’ont cessé d’évoluer en des dizaines de milliers d’espèces telles que ce Neseuretus tristani retrouvé dans les schistes ordoviciens (460 millions d’années environ) du Sud de Rennes, en Bretagne.


Les trilobites vivaient généralement sur le fond marin (on dit qu’ils sont benthiques), très certainement pour se nourrir des micro-organismes qu’ils pouvaient trouver dans la vase. La coquille du trilobite, rigide, lui offrait déjà une certaine défense. Il pouvait s’enrouler, à la manière des hérissons, pour une meilleure protection. Néanmoins quand il grandissait la carapace devenait trop étroite pour le trilobite qui effectuait alors sa mue : laissant derrière lui sa carapace vide. C’est très certainement une carapace abandonnée de ce genre, une mue, que nous vous présentons ici. Remarquez que la tête (que l’on appelle le céphalon) est distinctement séparée du corps (le thorax). Sur le céphalon vous pouvez apercevoir l’emplacement des yeux (l’un des plus anciens systèmes visuels connus) et vous remarquerez les lamelles dont est formé le thorax qui ne se sont pas sans rappeler les cuirasses de la fin de l’Empire romain.


Les trilobites disparurent dans leur intégralité lors de la crise biologique de la fin du Permien, considérée comme le plus grand bouleversement biologique qu’ait connue notre Terre, il y a environ 251 Millions d’années.

 

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Tags associés : trilobite, neuseretus, Bretagne,

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Le Mercredi 18 Janvier 2012Poster un commentaire
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Le copal est une résine semi-fossile que l’on qualifie parfois d’ambre jeune. En partie à tort car si l’ambre de la Baltique est effectivement plus ancienne que le copal de Madagascar les deux résines se différencient également par leur essence. L’ambre est en effet produite par de la résine de conifères (gymnospermes pour être plus précis)  alors que le copal provient de feuillus (des angiospermes). Quant à la datation du copal elle est difficile, surtout
dsc05329

pour une pièce isolée dont on ne connaît pas la profondeur d’extraction. On estime généralement que le copal peut être vieux de quelques siècles à quelques millions d’années.


La sève de l’arbre coulant le long du tronc s’est révélée être un véritable piège pour toutes sortes d’insectes empêtrés dans ce résidu collant  et bientôt totalement recouvert par la résine qui, en se fossilisant, les a préservés jusqu’à nos jours.
Sur le spécimen que nous vous montrons, nous apercevons justement divers insectes dont plusieurs fourmis.

 

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Tags associés : copal, Madagascar, inclusion, fourmis,

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Le Mercredi 18 Janvier 2012Poster un commentaire

 

Espèce: Doris spcarte_monte_bolca

Datation: Eocène

Origine: Monte Bolca (Italie)

 

Les odonates (les libellules) sont des insectes au corps allongé avec deux paires d’ailes membraneuses, tout le monde connait et apprécie ces fées multicolores qui virevoltent près des points d’eau. C’est dans ce biotope de zone humique qu’elles trouvent la plupart de leurs proies : moustiques, papillons, syrphes, mouches… Mais c’est aussi là que les libellules se reproduisent (actuellement au mois de mai) et pondent leurs œufs pour donner naissance à de petites larves. La larve passe l’hiver sous l’eau remontant à la surface en grimpant le long des joncs, éclatant sa carapace pour grandir jusqu’au jour où, sa mutation terminée, elle sort des eaux pour abandonner définitivement son corps de larve et prendre son envol tout en guettant ses pires prédateurs : les araignées et les oiseaux.libellule3

 


 Cette larve de libellule qui vivait dans les eaux de Monte Bolca (Italie) il y a 46 millions d’années n’a cependant pas eu le temps de prendre son envol. De terribles éruptions volcaniques sous-marines ont détruit la faune et la flore. Les conditions particulières de cette catastrophe naturelle ont permis de fixer tout un biotope, dont de très nombreux poissons exceptionnellement bien conservés. A ce titre le gisement de Monte Bolca est un des plus riches et des plus réputés.

 

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Tags associés : larve, libellule, Doris, Monte, Bolca, Italie,

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Le Mardi 17 Janvier 2012Poster un commentaire

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Espèce : Micraster decipiens
Datation : Coniacien (environ 89 à 85 Ma)
Origine : Triguères (Loiret)

 


Le Micraster est un échinoderme, un oursin irrégulier, qui vécu dans les mers du Crétacé tandis que les dinosaures dominaient les continents.

 


Un œil plus romantique que scientifique s’arrêtera en premier lieu à la forme de cœur de ce fossile. D’ailleurs, avant même que l’on ne comprenne ce qu’est un fossile les légendes populaires n’ont eu de cesse de voir en eux des cœurs pétrifiés. Des cœurs de serpents ou d’enfants changés en pierre…  Ces énigmatiques cœurs interpelèrent l’esprit humain depuis ses balbutiements, on connait des sépultures du Néolithique où furent déposés de tels oursins, comme des talismans. De nombreuses traditions locales ont pu se développer, il parait que certaines vieilles personnes gardaient un Micraster sur la cheminé pour empêcher les mauvais esprits d’entrer…  

 


A n’en pas douter ce cœur de pierre est le plus mystique, le plus romantique des fossiles, une belle pièce à offrir à votre Dulcinée, à celle qui guide votre vie comme une étoile… D’ailleurs en Grec Micraster signifie bien « Petite étoile »…

Tags associés : Micraster, decipiens, oursin, Crétacé, Coniacien, coeur,

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Le Mardi 17 Janvier 2012Poster un commentaire
 
Espèce: Oursin, Cidaris
Datation: Jurassique
Origine: Maroc
 
 
cidaris-cidaris-2

Tags associés : cidaris, oursin, jurassique, maroc,

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Le Mardi 17 Janvier 2012Poster un commentaire
 
 
Les faluns de la Drôme sont les derniers vestiges de la mer qui recouvrait ce territoire au Miocène. On y trouve entre autre des scutella, des fossiles d’oursins irréguliers. Ils sont dit irréguliers car la bouche et l’anus se trouvent sur la même face. Ils sont généralement beaucoup plus plats que les oursins réguliers.

La singularité de ces oursins est d’être ornée de belles rosaces parfaitement dessinée par Dame Nature.
 
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Tags associés : oursin, scutella, faluns, drôme,

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Le Mardi 17 Janvier 2012Poster un commentaire
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Dent de Megascelachus (alias Megalodon), Pliocène de l'île de Malte, 9cm.
Voir taille réelle
 

Il y a bien longtemps que les Maltais ramassaient sur leurs îles ce qu’ils appelaient des « langues de pierre », sans en connaitre l’origine. Mais ce n’est qu’au XVIIème siècle, après des comparaisons avec des dents de Grand requin blanc, que l’on comprit que ces étranges découvertes étaient en réalité des dents de requins géants. Louis Agassiz (1807 – 1873) nomma cette espèce disparue le Megalodon. Plus tard, rattachant  cette espèce disparue à celle toujours existante du Grand requin blanc on le renomma Carcharodon megalodon. Peu à peu des vestiges du Carcharodon megalodon furent découvert aux quatre coins du globe et ses appellations évoluèrent au gré des hypothèses sur sa filiation (tantôt au grand requin blanc, tantôt au requin taupe) : Procarcharodon, Carcharocles et enfin Megascelachus en 2006. Néanmoins dans le monde des collectionneurs de fossiles le nom primitif de Megalodon reste, à tort, le plus usité.

 

megalodon anvers
 
Dents de Megaselachus (alias Megalodon) de Caroline du Sud, USA. 5 cm pour celle du milieu.
Voir taille réelle

 

Le squelette des requins est cartilagineux et par conséquent il ne se fossilise que très rarement. L’allure générale du Megacelachus pose donc problème et on l’a longtemps calquée sur celle du Grand requin blanc. On considère aujourd’hui que proportionnellement à la taille des dents le Megaselachus était plus court mais plus trapu qu’un Grand requin blanc. Par contre, là où la moyenne chez le requin blanc est de 7,5cm pour les dents celles du Megaselachus dépassent largement cette taille, allant jusqu’à dépasser les 20cm pour les plus grands spécimens connus.

Le Megaselachus était un requin géant qui écuma les mers chaudes de l’Oligocène au Pléistocène, soit environ de 25 à 1,5 million d’années. Adulte il pouvait mesurer de 15 à 20m de long pour un poids avoisinant les 50 tonnes (pour un « petit » spécimen de 15m). Les travaux de Stephen Wroe tendent à prouver que le Megaselachus aurait eu la plus puissante morsure du règne animal avec 12 à 20 tonnes de pression ! En l’état actuel des connaissances paléontologiques ce requin géant apparait comme le plus grand prédateur que la Terre ait porté.

 

800px-megalodon_scale1

 

Quelles proies étaient à la mesure de cet animal ? Il se nourrissait de gros poissons, de pinnipèdes (otaries, morses, phoques…), de siréniens (dugongs, lamantins…) mais également de baleines de tailles moyennes. Selon les travaux de Wroe la morsure du Megaselachus était capable d’arracher une nageoire ou de broyer la cage thoracique de ces baleines. Ces dernières, vivant en eaux chaudes, pourraient avoir disparue avec le refroidissement climatique, entrainant leur prédateur dans leur déclin. De façon plus générale toute perturbation prolongée de la chaine alimentaire a pu être fatale à un animal de cette taille avec d’importants besoins métaboliques.

 

carcharodonmegalodon

 

La disparition du Megaselachus fut parfois remise en cause. En effet les fonds marins restant largement inexplorés il fut tentant d’imaginer une survie de l’animal, à l’image du Caeloachante. Toutefois cela induirait une évolution de taille pour le Megaselachus, soit qu’il ait diminué ses besoins métaboliques (et donc sa taille), soit qu’il se soit adapté aux mers froides. Ainsi au XIXème siècle le doute fut mit par le Challenger, un navire océanographique qui aurait trouvé dans le Pacifique des dents de Grand requin blanc non fossilisées de 12,5cm, une taille anormalement grande pour cette espèce. Le marin et biologiste anglais David George Stead affirme avoir observé en 1894 dans les eaux australiennes un requin blanc de très grande taille. A chaque « apparition »  il est toujours mal aisé de déterminer s’il s’agit réellement de l’espèce fossile ou simplement d’un spécimen de requin blanc de taille exceptionnelle. En l’état actuel des connaissances, le Megaselachus reste une espèce disparue il y a environ 1,5 million d’années, à l’époque des premiers hominidés.

 

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Tags associés : Megalodon, Megaselachus, Carcharodon, Procarcharodon, Carcharocles, requin, shark,

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Le Vendredi 30 Décembre 2011Poster un commentaire
palaelodus
 
palaelodus squelette
 
 
 
 
 
Le Palaelodus est un grand échassier fréquent sur les berges des lacs peu profonds de Limagne durant l'Oligocène (28 à 23,5 Ma). Il y trouvait sa nourriture et y nidifiait. On retrouve ainsi des coquilles d'oeufs qu'on lui attribue bien que jusqu'à présent aucun embryon n''ait été retrouvé dans un oeuf. Ce qui serait le meilleur moyen de confirmer qu'il s'agisse bien de ses oeufs. Parmi les os que nous avons retrouvés il faut noter deux phalanges d'un doigt de Palaelodus (voir ci-dessus, 2,5 cm de longueur) et une vertèbre (voir ci-dessous).
 
 
 
 
 
La majorité des os longs retrouvés sont quant à eux écrasés et par conséquent brisés. Pour faciliter le vol les os d'oiseaux sont creux, ce qui rend plus légère mais aussi plus fragile leur ossature.
 
 
 
 
 
Ci-dessous une coquille d'oeuf écrasée retrouvée avec les os de Palaelodus ce qui, faute de prouver le lien direct, permet au moins de soulever l'hypothèse.
 
 
 
Cet article est appelé à évoluer au fil de nos découvertes.

Tags associés : Palaelodus, Oligocène, Limagne,

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Le Mercredi 21 Décembre 2011Poster un commentaire
maxillaire de cainotherium
 
 

Les Cainothéridés semblent apparaître au Ludien (environ -35 Ma) en Europe du Nord sous un climat tropical. Durant l’Oligocène le climat se refroidit un temps, entraînant la disparition de certaines espèces, avant de se réchauffer progressivement.  Le changement de climat fut loin d’être fatal à ce petit ruminant qui proliféra dans toute l’Europe et en particulier dans les plaines arides de Limagne (63). On trouvait là un paysage de savane et de lacs peu profonds au milieu des crocodiles, des rhinocéros, de divers rongeurs, d’oiseaux lacustres et de quelques prédateurs carnivores. Sa taille était approximativement celle d’un lapin, de même que l’allure générale. Sa dentition était proche de celle du cerf. Son ossature lui permettait la supination, c'est-à-dire qu’il pouvait à sa guise poser sa patte avant côté paume ou sur le revers. Ses pattes n’étaient pas munies de sabots comme beaucoup de ruminants mais de quatre doigts griffus. L’allure générale et les pattes peuvent faire penser à un écureuil capable de s’asseoir, de saisir sa nourriture et de faire sa toilette. L’analyse du crâne a permit d’établir qu’il avait une très bonne ouïe et donc très certainement des oreilles très développées. Le mystère demeure néanmoins quant à sa capacité à creuser des terriers ou à grimper aux arbres. Il y a 15 à 20 Ma, durant le Miocène, les Cainotherium disparaissent sans descendance connue.

 

 

oligocène

Tags associés : cainotherium, oligocene, oligocen, limagne,

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Le Vendredi 16 Décembre 2011Poster un commentaire
 

Si les Helix ramondi sont des fossiles de gastéropodes assez fréquents dans l’Oligocène de Limagne (Puy-de-Dôme), les formes épigénisées comme celles décrites par les naturalistes Lecoq et Lacroix sont extrêmement rares. Dans des conditions encore mal connues les fossiles on servit de réceptacle à la cristallisation de la Lussatite une variété rare d’opale-CT quasiment endémique au Massif-Central. A la rareté de l’épigénisation des fossiles se combine donc la rareté de la Lussatite faisant de ces Helix des pièces d’exception. On a parfois parlé, à leur propos, de Graal de la géologie française tant ils soulèvent l’intérêt et l’admiration des passionnés de paléontologie et de minéralogie. Certaines pièces portent sur elles des traces de bitume naturel dont la noirceur contraste à merveille avec le bleu de la Lussatite. Ce bitume est caractéristique du calcaire bitumeux de la mythique Mine des Rois de Dallet où furent trouvés ces spécimens.

Nous vous proposons, exceptionnellement, l’une de ces pièces mythiques à l’échange.

 

Tags associés : helix, ramondi, lussatite, mine, rois, dallet, oligocène,

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Le Mardi 22 Novembre 20111 commentaire(s)
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