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18 Mai 2012, St Eric

 

logo.gifIci est regroupée une partie de ma collection paléontologique, en grande partie issue de découvertes personnelles, mais aussi parfois le fruit d'échanges avec d'autres passionnés. Ces fossiles sont les derniers témoignages de ces "mondes perdus" ou plutôt du cycle irrégulier mais continue de l'évolution.

Pas d'achat, pas de vente, le plaisir de découvrir et de comprendre.

Si vous notez une erreur d'identification n'hésitez pas à la signaler.

Pour que toutes les images s'affichent correctement veuillez consulter ce blog via FireFox.

Bonne visite !

 

 

Inclusion 1L’ambre est récupérée depuis l’aube des temps par les hommes pour ses qualités esthétiques, et thérapeutiques. Elle fit durant l’Antiquité l’objet d’un commerce intensif entre les peuples germains, les Celtes, les Romains… C’est une véritable « route de l’ambre » qui prenait racine dans la mer Baltique et déployait ses branches dans toute l’Europe et jusqu’en Egypte où l’on trouva de l’ambre dans le tombeau de Toutankhamon. Pour les peuples slaves les morceaux d’ambre n’étaient autres que les larmes pétrifiées des dieux. On retrouve une idée similaire chez les Grecs avec Ovide qui raconte que les Héliades, filles du dieu du soleil Hélios, pleurèrent la mort de leur frère Phaéton : leurs larmes se transformèrent en ambre et elles-mêmes se métamorphosèrent en peupliers. Le mythe d'Ovide est certainement le plus "complet" puisqu'il reprend l'idée des larmes tout en identifiant parfaitement l'ambre à de la résine d'arbre.

 

« Les Héliades pleurent tout autant et offrent à la mort
le vain présent de leurs larmes ; nuit et jour, de
leurs mains,
elles se frappent la poitrine et appellent Phaéton
qui n'entendra pas
leurs pauvres plaintes ; elles restent étendues près de son
tombeau.
Quatre fois, la lune avait réuni ses cornes et empli son disque ;inclusion 2

les sœurs, selon leur coutume, - coutume qu'avait fait naître l'usage -,
avaient poussé leurs gémissements. Parmi elles, Phaétuse,
l'aînée, voulant se coucher sur la terre, se plaignit qu'elle sentait

ses pieds devenir rigides ; essayant de s'approcher d'elle,
la blanche Lampétie fut brusquement
retenue par une racine ;

une troisième s'apprêtait à s'arracher les cheveux, mais ses mains
ne ramenèrent que des feuilles ; celle-ci pleure ses jambes
muées en tronc, et celle-là ses bras transformés en longs
rameaux.
Tandis qu'elles s'étonnent, l'écorce enveloppe le haut de leurs jambes,
gagnant peu à peu ventres, poitrines, épaules et mains,

ne leur laissant que la bouche pour appeler leur mère.Inclusion 3
Que pourrait une mère, si ce n'est se laisser aller à ses élans
et joindre ses baisers aux leurs, tant que c'est encore possible ?
Ce n'est pas assez ; elle tente de détacher leurs corps des troncs,

et brise de ses mains les tendres rameaux ; mais alors

des gouttes de sang suintent, comme d'une blessure.
« Mère, je t'en supplie, épargne-moi, » crie chaque fille blessée,
« Je t'en prie, épargne-moi. Blessant l'arbre, tu déchires notre corps.
Et maintenant, adieu ! ». L'écorce
atteint leurs derniers mots.
Depuis coulent leurs larmes durcies au soleil, gouttes d'ambre,

qui s'écoulent des jeunes rameaux ; le fleuve limpide les recueille et les envoie pour servir de parure aux brus des Latins. »

Ovide, Les Métamorphoses, Livre II, 340.

 

 

Pour Sophocle (Vème siècle av. J-C) les larmes seraient

Inclusion 5

celles de des soeurs du héros Méléagre, changées en oiseaux.

L’ambre est en fait une résine de conifères de l’Eocène, fossilisée, et dont les gisements sous la mer Baltique laissent s’échouer sur les plages quelques échantillons. Coulant le long des troncs cette résine collante à parfois piégés divers insectes (plus rarement des reptiles, des plantes, des poils de mammifères…) qui se sont retrouvés englués, puis engloutis et finalement entièrement préservés jusqu’à nos jours. Les échantillons présentés ici proviennent de Pologne, on y décèle plusieurs petits moucherons, des Nematocera, parfaitement préservés depuis près de 50 millions d’années !

 

 

Inclusion 6

 

Pièces obtenues par échange.

Tags associés : Ambre, Baltique, Pologne, inclusion, diptera, nematocera, éocène,

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Vendredi 11 Mai 2012Poster un commentaire
 
 

Ce petit poisson du Crétacé (Albien, 112 millions d’années) est un Dastilbe Elongatus trouvé à Ceara, au Brésil. Il fut découvert dans ce qu’on appelle la formation de Santana, un des plus grands gisements fossilifères au monde découvert en 1819 par les deux chercheurs bavarois Johann Baptist von Spix et Carl Friedrich Philipp von Martius . On trouva environ 25 espèces de poissons (parfois endémiques) particulièrement bien conservés. Certains avaient encore dans leur estomac leur dernière proie… Mais la formation de Santana n’a pas livré que des poissons, on y mit au jour des ptérosaures (Ornithocheirus, Tapejara…), des reptiles (tortues, crocodiles…), des amphibiens, des insectes, des scorpions, des araignées, des plantes et même des dinosaures (Maniraptor,Santanaraptor,  Angaturama limai, Irritator challengeri…) !

Santana FormationL’état de conservation exceptionnel s’explique par une sédimentation très rapide avec un substrat très fin. Ce substrat se déposait au fond d’un lac peu profond, dans un climat tropical. Il y a encore un débat pour savoir si l’eau était salée ou non, la présence d’insectes dans l’eau semblerait réfuter une trop forte salinité, mais des tortues comme Santanachelys semblent au contraire plaider pour une eau de mer. On pense actuellement que cette lagune s’est formée quand le continent Gondwana s’est disloqué et que l’Amérique du Sud et l’Afrique se sont séparées. La faille ainsi créée a formée cette lagune d’eau saumâtre qui a progressivement rejoint la mer. Cette théorie d’une lagune sur la faille entre Amérique du Sud est Afrique s’appuie sur la découverte d’espèces de poissons similaires à celles de Santana mais sur la côte africaine.

Tags associés : Dastilbe, Elongatus, poisson, fossile, Brésil, formation, Santana, Albien, Crétacé,

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Jeudi 10 Mai 2012Poster un commentaire
 

Les ammonites du Crétacé ont parfois des formes pour le moins originale, toutes ou en partie déroulées. Ces adaptations leur donnaient parfois un avantage natatoire. Ce n’était pas forcément le cas des Scaphites. Cette Scaphites acquisgramensiformis de Madagascar (2,5 cm) a une coquille un forme de crosse (J) dont seule la base s’enroule. Avec une telle configuration il n’est pas certain que l’ammonite puisse nager à sa guise de façon active. Il est probable qu’elle se soit contentée d’une natation passive, ne contrôlant quasiment que la profondeur en expulsant plus ou moins d’eau de sa coquille. Choisissant sa profondeur, poussée par les courants, l’ammonite n’en restait pas moins un prédateur : capture de plancton (ou d’organismes plus gros selon la taille de l’ammonite) tout le long de la colonne d’eau ou stratégie de chasse benthique camouflée au sur le fond marin pour prendre en embuscade les proies de passage.

 

scaphites bentonica

 

Tags associés : scaphites, ammonites, crétacé, Madagascar,

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Mercredi 09 Mai 2012Poster un commentaire
 
 
Espèce: Oursin, Clypeus plotii
Datation: Jurassique, Bajocien supérieur (environ 170 à 167 Ma ± 3 Ma)
Origine: Jaulny (Meurthe-et-Moselle)
 
Pièce obtenue par échange

Tags associés : oursin, clypeus, plotii, jurassique, bajocien, Jaulny,

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Mercredi 09 Mai 2012Poster un commentaire

16288_Mammals_Dinosaur_BonesIl y a 65 millions d’années une terrible catastrophe rayait de la surface de la Terre les grands reptiles marins, les dinosaures (sauf les oiseaux) et une multitude d’autres organismes comme les ammonites, les bélemnites… La vie était cependant loin d’être anéantie est les niches écologiques libérées par les extinctions allaient permettre aux mammifères de se développer de façon prodigieuse !

Moins de 10 millions d’années après la catastrophe le petit écosystème de Menat était un véritable petit paradis sauvage entièrement centré autour d’un lac volcanique.

Le volcanisme du Massif Central fut surtout il est vrai actif à partir du Miocène. Cependant on constate des phénomènes volcaniques beaucoup plus précoces, à Menat justement. Ici la croûte terrestre a laissé passer le magma très précocement et a rencontré des nappes d’eau sur son passage. Le résultat fut explosif, un énorme cratère se format et se remplit petit à petit d’eau jusqu’à former un lac.Menat au Paléocène

Autour de ce lac le terrain fertile, l’eau et la chaleur du climat favorisèrent l’épanouissement de la végétation. Ce nouveau couvert végétal fut parallèlement conquit par une multitude d’espèces animales qui trouvaient là de quoi se nourrir. Il y a 56 millions d’années la vie foisonnait dans ce cratère luxuriant !

 Mais peu à peu, de milliers d’années en milliers d’années, le lac s’est asséché, la boue a séchée et s'est sédimentée formant une couche schisteuse conservant en son sein divers vestiges de cet écosystème qui entourait jadis ce lac disparu.

Au XIXème siècle ce sédiment a été exploité dans une carrière pour produire du Noir d'Auvergne (employé pour la peinture, le cirage, l'encre...) et du Tripoli d'Auvergne (utilisé pour décaper les métaux ou comme calorifuge). Cette action destructrice révéla peu à peu de nombreux fossiles : végétaux, poissons, parfois des insectes et exceptionnellement des oiseaux... Dernièrement un crocodile (choristodère) a même été découvert ! C'est tout un environnement disparu que l'on redécouvre. Une des découvertes les plus exceptionnelles est sans nul doute le fossile de Menatotherium, un mammifère considéré comme l'ancêtre des primates.

 

Parmi les poissons qui proliféraient dans ce lac volcanique au milieu des crocodiles notons, Percilia Angusta, un petit carnassier qui ressemble fort à une perche. En voici quelques spécimens :

 

 
 

 

Tout autour du cratère se développait une flore luxuriante avec des fougères et des arbres feuillus, parfois très proches des espèces que nous connaissons actuellement dans la région :

 

 
 
 
 
 
 

 

Ces feuilles caduques et ces graines sont tombées dans le lac, ou ont été entrainées dans le lacs par les ruisseaux, et c’est là qu’elles se sont fossilisée.

Mais on trouvait aussi des plantes aujourd’hui disparues en Auvergne comme les palmiers ou les cycas !

 

 

Ce dernier échantillon est une fronde de Calamopsis Pomeli, une espèce décrite en 1919 par L. Laurent. A cette époque Laurent n'avait à sa disposition qu'un seul et unique spécimen entreposé au Museum d'Histoire Naturelle de Lyon. Il le baptisa en l'honneur de son prédécesseur, Pomel, qui avait signalé un palmier fossile sur ce site. Quand il publie son ouvrage sur Menat en 1949 Louis-E. Piton se désole qu'aucun autre spécimen n'ai été découvert depuis la publication de Laurent. 

Selon ce dernier une bordure de palmiers faisait la transition entre la forêt de feuillus et la savane. Mammifères à Menat

 

Aujourd’hui le site de Menat reste peu connu et peu exploité du fait que le village se trouve exactement sur le lac, et donc sur les fossiles… Le site est protégé (des amateurs de paléontologie mais pas des promoteurs immobiliers). Il s'agit néanmoins du plus grand et du plus riche gisement français pour cette période du Paléocène, et tout laisse à penser que le sous-sol de la commune regorge encore de très nombreuses espèces animales et végatales à découvrir. Un vieux gisement qui est loin d'avoir livré tout ses secrets sur ce fabuleux épisode de l'histoire de la vie où nous, les mammifères, avons de façons décisive pris une place prépondérante et dominante dans l'écosystème mondial !

 

Tags associés : Menat, fossiles, paléocène, auvergne, properca, angusta, calamopsis, pomeli, ,

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Dimanche 29 Avril 2012Poster un commentaire

Rhynchosaurs

Espèce : Rhynchosauroides brunswickii

Datation :Trias moyen

Origine : Frederick County,Maryland, USA

Ces fossiles sont des empreintes laissées par un petit reptile du Trias moyen (il y a 235 à 241 millions d’années). Ce petit reptile fut appelé Rhynchosaurus (« reptile à bec ») en raison de son bec qui lui servait à couper des végétaux coriaces. Il devait certainement avoir un système digestif adapté à ce type de nourriture. Il vivait en bord de mer dans un environnement aride qui de nos jours pourrait faire penser au Nord du Golfe Persique. Les Rhynchosaurus pullulèrent dans certaines régions avant de disparaitre à la fin du Trias.

 

 

 

 

Chacune des empreintes ci-dessous est de l'ordre du centimètre,

on note toujours les traces de 3 ou 4 doigts:

sketch_rhynchosauroides_spp

 

 
 
 

 

Tags associés : Rhynchosauroides, brunswickii, Rhynchosaurus, piste, empreinte, Maryland, Trias,

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Jeudi 05 Avril 2012Poster un commentaire

Au terme de plus de 300 millions d’années d’évolution les ammonites du Crétacé ont développées des adaptations originales. Parmi de nombreux exemples cette Crioceratite de Digne-les-Bains (Provence-Alpes-Côte d'Azur) est ce qu’on appelle une ammonite déroulée (l’enroulement n’est plus jointif). Certains estiment que cette disposition offrait aux crioceratites un avantage natatoire par rapport aux formes antérieures. On note également le développement d’un système défensif épineux sur toute la partie ventrale.

Tags associés : Ammonites, crioceratites, crétacé, digne les bains,

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Vendredi 30 Mars 2012Poster un commentaire
 
 

Espèce : Ceratites nodosus

ceratites

Datation : Trias, Muschelkalk (-235 Ma à -245 Ma)

 

Origine : Charmes (Vosges).

 

 

Au Trias la famille des Ammonoidea qui a perdu la branche des  Goniatites dans la grande crise du Permien voit se développer celle des Ammonites, dont les Cératites sont alors un des principaux représentants. Le Muschelkalk est un dépôt sédimentaire qui semble s’être formé dans une mer peu profonde de quelques dizaines de centimètres à quelques centaines de mètres.  Les Ammonites prolifèrent dans les océans jusqu’à la crise écologique de la fin du Crétacé il y a 65 millions d’années.Une extinction après plus de 240 millions d’années d’existence et d’évolution laisse toujours songeur…

 

 

cératite

Tags associés : Ammonite, ceratite, Charmes, Muschelkalk, Trias,

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Mercredi 28 Mars 2012Poster un commentaire
 
 

Trouvé à Arcey dans les Doubs voici un moule interne d’un Pseudaganides sp, autrement dit Nautiled’un Nautile (mollusque) qui côtoya les Ammonites dans les mers du Jurassique il y a 135 à 175 millions d’années. Les Nautiles possèdent des tentacules sans ventouse et une coquille spiralée composée de plusieurs loges. Seule la dernière loge est occupée par l’animal, les autres sont remplies d’un mélange de gaz et de liquide et les cloisons sont traversées par un siphon. Le Nautile se déplace en propulsant de l’eau, mais il peut aussi ramper sur une surface solide. Comment connait-on si bien cet animal ? Tout simplement parce que, contrairement aux Ammonites, les Nautiles ont survécu à la crise de la fin du Crétacé et vivent encore de nos jours dans l’océan Pacifique sans avoir subit d’énormes changements morphologiques depuis plus de 400 millions d’années !

 

 

 

Tags associés : Nautile, Jurassique, Arcey,

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Mercredi 28 Mars 2012Poster un commentaire

 

Les longues canines de ces félins leurs ont valu le nom de « Tigres à dent de sabre » (ou de « Gorak » pour les amateurs de Rahan…), ils appartiennent tous à la sous-famille des machairodontinés. Cette sous-famille se décompose en trois tribus dont les Smilodontini regroupant eux-mêmes trois genres parmi lesquels le Megantereon. Bien qu’on les surnomme « Tigres à dents de sabre » ces espèces éteintes n’ont pas de lien avec les tigres actuels, il semblerait qu’ils se soient séparés assez tôt de la lignée qui donna les chats pour former des espèces sans aucune filiation avec les espèces actuelles.megantereon chassant praemegaceros aff. obscurus

Le Megantereon avait la taille d’un jaguar (environ 72cm de haut pour 90 à 150 kg). Sûrement originaire d’Inde on le retrouve en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Afrique. Il semble apparaitre il y 11 millions d’années. On le reconnait des autres espèces par son menton légèrement allongé.

Les dents ici présentées proviennent de la mandibule supérieure. Elles ont été trouvées dans les couches du Pliocène chinois (5,3 à 2,6 millions d’années environ) de la région de Gansu.

La technique de chasse des Tigres à dent de sabre fait l’objet de débats, car si ces longues canines sont des armes redoutables leur longueur peut aussi les rendre plus ou moins fragiles si la proie se débat. On suppose qu’ils mordaient directement au cou de leur proie, cette technique permettait une mise à mort rapide mais aussi une meilleure préhension : les canines supérieures s’enfonçant dans les chairs tandis que les incisives, les canines inférieures mais aussi bien évidemment les pattes maintenaient fermement l’animal. A l’heure actuelle il reste difficile de dire si le Megantereon chassait en solitaire ou en meute.

 

 
 
Pièce obtenue par échange. 

Tags associés : Megantereon, Tigre à dents de sabre, Chine, Gansu, Pliocène,

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Dimanche 26 Février 2012Poster un commentaire
 
 
 
piste de grallator

Le Grallator est un petit dinosaure bipède, un Théropode Coelurosaurien ayant vécu à la fin du Trias et au début du Jurassique. On ne le connaît que par les empreintes qu’il a laissées dans la boue et qui se sont fossilisées en France et au Canada. La plaque ici présente provient d’une piste du Jurassique (Hettangien : 199,6 à 196,5 millions d’années) trouvée en France, en Lozère. Sur la première photographie on peut voir une contre empreinte, la boue a remplie la trace laissée par la patte puis s’est fossilisée : on a donc un moulage naturel de l’empreinte qui ici a été recolorée pour une meilleure visibilité. La seconde photographie montre une empreinte qui se trouve au verso de la plaque. Là il ne s’agit pas d’un moulage naturel mais de l’empreinte elle-même, sans la moindre coloration postérieure.

 

Pièce acquise par échange.

Tags associés : Empreinte, Grallator, Lozère, Jurassique,

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Dimanche 26 Février 2012Poster un commentaire

dsc05876
Voir taille réelle

Ces fossiles sont de petits gastéropodes spiralés du nom de cérithes. Ces fossiles ont la particularité de s’être entièrement épigénisé en calcite de couleur miel exaltée par la transparence à la lumière (qu’hélas nous ne pouvons bien vous montrer sur une photographie). On trouve ces fossiles dans le désert du Sahara, au Sud du Maroc, dans les couches de l’Eocène de la région de Dakhla.

 

Pièce obtenue par échange.

Tags associés : cérithes, potamides, calcite, Maroc, Sahara, Dakhla, Eocène,

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Dimanche 26 Février 2012Poster un commentaire

Sous le soleil de Taouz (Maroc) et sous les sables du Niger surgissent des vestiges de la fin du Crétacé (99 à 93 Millions d’années) comme ces deux dents de grands dinosaures théropodes. Leur forme, leurs crénelures, en font de véritables armes adaptées pour perforer et déchirer la chaire.
 

 


La plus petite, à droite, est une dent de Deltadormeus Agilis, « l’agile coureur du delta ». Ce prédateur semble avoir été taillé pour la course, et ce malgré ses 3,5 tonnes et ses 13m de long ! Sa taille et sa vitesse devait à n’en pas douter en faire un redoutable chasseur.

 

deltadromeus

 

 

carcharodontosaurus saharicus


La dent de gauche, plus grande et massive, est celle d’un Carcharodontosaurus Saharicus (« lézard aux dents aiguisées ») trouvé au Niger. Ce gigantesque dinosaure carnivore était, avec ses 14m, plus long que le fameux T-Rex (qui n’apparu qu’après). Mais il était aussi plus lourd: environ 7 tonnes. De ses techniques de chasse on ne sait quasiment rien et il est bien difficile de savoir s’il chassait seul ou en groupe. Il est fort probable en tout cas qu’il fut à la fois un chasseur actif (on estime qu’il pouvait courir jusqu’à 35 km/h) et un charognard opportuniste. Ce titan ne devait pas avoir de mal à s’inviter pour s’emparer des proies tuées par d’autres…

 

carcharodontosorus et deltadromeus
Un Carcharodontosaurus Saharicus disputant une proie à un Deltadromeus Agilis.

Tags associés : Carcharodontosaurus, Saharicus, Deltadromeus, Agilis, Crétacé, Cénomanien, Taouz, Maroc,

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Jeudi 19 Janvier 20121 commentaire(s)

Dans le Montana (USA) le site de Hell Creek a livré de nombreux fossiles de dinosaures de la fin du Crétacé (70 à 65 Millions d’année). Parmi ces fossiles il y a ces trois vertèbres caudales (vertèbres de la queue) et ces deux dents de Tricératops.

 

 
 

 

Le Tricératops fait partie des dinosaures les plus connus du grand public, ce grand herbivore est comme son nom l’indique caractérisé par ses trois cornes. Une corne au-dessus de chaque œil, une troisième sur le museau, sont les véritables armes offensives de cet animal. Sa lourde collerette osseuse fait quant à elle office de véritable bouclier. Bien entendu le Tricératops était quadrupède, ses pattes courtes n’en faisaient pas un animal très rapide.  Ce n’est donc pas dans la fuite, mais bien dans le combat acharné, dans la charge frénétique, qu’il pouvait espérer son salut face aux grands prédateurs qui vivaient à la même époque tel que le Tyrannosaure.
Son bec lui permettait de couper des plantes dures comme des fougères, des cycas ou des conifères que ses dents parvenaient à broyer. Mais il pouvait aussi se repaitre des plantes à fleurs qui font leur apparition au Crétacé.

 

triceratops (2)


Héritier de la longue lignée des cératopsiens le Tricératops atteint une taille impressionnante de 5m au garrot pour 9m de long et pas moins de 5 tonnes ! On suppose qu’il vivait et se déplaçait en troupeau, ce qui lui apportait un gros avantage défensif. Le Triceratops ne disparu qu’il y a 65 millions d’années lors de la catastrophe de la fin du Crétacé qui extermina tous les dinosaures (si ce n’est les oiseaux).

 

echelle tricératops - humain

Tags associés : Triceratops, Crétacé, Hell, Creek,

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Jeudi 19 Janvier 20122 commentaire(s)

dsc05285Trouvée à Hell Creek (« le ruisseau de l’enfer ») dans le Montana (USA) cette dent est celle d’un grand dinosaure herbivore : l’Edmontosaurus annecten.

Ce dinosaure qui vivait au Crétacé supérieur (70 à 65 Ma)  fait partie de la famille des hadrosauridés, c'est-à-dire des dinosaures « à bec de canard » car il possédait une sorte de bec sans dent lui permettant de couper les végétaux durs et ligneux. Les dents se trouvaient sur les maxillaires, après le bec, et se renouvelaient en permanence. Ces dents lui permettaient de broyer la végétation parfois dure qu’il avait arrachée avec son bec. Bien que des spécimens de 13m de long soient connus, la taille moyenne d’un adulte était aux environs de 9m pour un poids qui devait tourner aux alentours de 4 tonnes. Fait rare pour un dinosaure, des parties de peau d’Edmontosaurus furent retrouvées : on y a relevé un épiderme assez mince recouvert de petites écailles ne se chevauchant pas.

 

edmontosaurus_scale


L’Edmontosaurus était un bipède facultatif, c'est-à-dire qu’il passait la majeure partie de sa vie sur quatre pattes mais pouvait se dresser sur ses pattes arrières pour courir plus vite. Les concentrations locales de fossiles et les sites de ponte laissent supposer que ce grand herbivore vivait en troupeau. Et vu la grande diversité des sites (USA et Canada) on pense que ces troupeaux migraient.


Bien évidemment, même en troupeau, la vie de l’Edmontosaurus était sans cesse menacée par la traque des théropodes prédateurs tels que le Tyrannosaures-Rex qui vivait à la même époque, sur le même territoire…

 

 

edmontosaurus

Tags associés : Edmontosaurus, dinosaure, crétacé,

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Jeudi 19 Janvier 20121 commentaire(s)
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