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    Dernièrement l’on m’a offert cette dent qui nous vient tout droit de l’autre côté de la Méditerranée, du Maroc. On ne peut être qu’impressionné par l’étonnante brillance de l’émail et la taille impressionnante de cette dent : pas moins de 8cm ! Nul doute que son propriétaire devait être un beau spécimen. Après quelques recherches, quelques comparaisons, je pouvais assez rapidement dire qu’il s’agissait d’une dent d’Otodus obliquus. L’Otodus obliquus est un requin taupe géant qui vivait à la fin du Paléocène et au début de l’Eocène, quand ce désert de sable marocain étaient encore une mer poissonneuse.

    Eocène ou Paléocène ? Pour le savoir il faudrait connaitre le site exact d’où provient ce fossile. Ce qui est peut-être possible en étudiant la gangue. Chaque site à une gangue qui lui est propre, et cette gangue influe aussi sur la couleur de la dent. Après avoir interrogé différentes personnes plus savantes que moi sur les gisements marocains nous en sommes venus à considérer que cette dent venait très probablement des Ouled Abdoun/Khouribga, datés de l’Eocène (55 à 33 Ma environ).

     
     

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    Je viens d’échanger ces dents fossilisées avec un collectionneur belge, elles proviennent des plages de la Mer du Nord, aux environs d’Anvers. Pour être plus précis la grise vient de Doel et l’autre de Hoevenen. La mer a fait ressurgir à nous ces vestiges du Néogène que l’on date approximativement selon une large fourchette de 2,5 à 23 Ma. Nul besoin de loupe, on est de suite impressionné par la taille de ces dents aigües et ciselées de manière à déchirer la chair mieux que nulles autres. Ces terribles dents appartenaient à des Carcharodon carcharias, un requin qui existe toujours aujourd’hui mais que vous connaissez sans doute mieux sous le nom de Grand Requin Blanc.

    Je ne doute pas que l’animal vous soit familier, il n’est nul besoin de nous encombrer de multiples illustrations. Voici juste une gravure représentant l’un de ces grands chasseurs marins échoué en France sur une plage méditerranéenne :

     

     
     

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    Non, les ailerons qui fendaient les eaux du Néogène (23 à 2,5 Ma) n’étaient pas que ceux des requins… Outre les squales les ondes marines abritaient également des êtres plus charmeurs tels que les dauphins, comme en témoigne cette dent (1,8 cm).

     
     
     
     
    Pièce obtenue par échange

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    Les sables des plages belges des environs d’Anvers cachent encore quelques-unes de ces terrifiantes dents qui ornaient les puissantes mâchoires des requins du Néogène…

    Dater ces dents du Néogène est le plus prudent pour des dépôts marins, ce système englobant le Miocène et le Pliocène, soit une large fourchette de plus ou moins 23 à 2,5 Ma.

     
     
     
     
     

    Pièces obtenues par échanges

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    Le Pliocène est la dernière époque (ou série) du Néogène (Cénozoïque moyen), qui s'étend entre 5,33 millions d'années et 1,81 millions d'années (avant le présent). Les terrains de cette époque contiennent un grand nombre de coquilles fossiles se rattachant à des espèces actuellement vivantes. Dès le début du Pliocène, les mers et les terres étaient à peu près distribuées en Europe comme elles le sont aujourd'hui; toutefois, la mer avançait encore par de longues échancrures au delà des estuaires des fleuves actuels; par exemple, la Mer Méditerranée s'engouffrait dans la vallée du Rhône et atteignait les portes de Lyon. Alors les volcans du Massif Central étaient encore en pleine éruption, comme au Miocène, émettant des coulées de domites, de trachytes, de phonolithes et surtout de basaltes. Les Alpes étaient déjà soulevées, mais les grands glaciers de la Suisse et de l'Auvergne n'existaient point encore. C'est qu'en effet, à l'aurore de la période pliocène, le climat de l'Europe occidentale était très chaud, comme au Miocène; mais la température, pendant le Pliocène, ne cessa pas de s'abaisser successivement.

    En même temps l'atmosphère devenait de plus en plus humide; jamais à aucune époque géologique il n'y eut à la surface du sol autant d'eaux torrentielles et jaillissantes. Un certain nombre de plantes miocènes prolongèrent leur existence pendant le Pliocène; mais elles allèrent en diminuant, et le sol de l'Europe se revêtit d'une nouvelle flore composée d'espèces, les unes analogues aux plantes actuelles des Canaries et du Sud de l'Europe, les autres se rapprochant de nos végétaux ligneux, quoique non identiques avec ces derniers. La masse de la végétation était constituée par des hêtres, des chênes, des érables, auxquels s'associaient des sassafras, des lauriers-nobles, des séquoias, des camphriers, des viornes, des vignes, des figuiers, des noyers, enfin le chamaerops humilis ou palmette; mais ce dernier ne se trouvait plus que dans les parties les plus méridionales de l'Europe. 

    Un riche tapis d'herbes couvrait la surface de la terre et servait de pâture aux nombreux Mammifères herbivores, Gazelles, Cervidés, Bovidés, etc. Le Dinothérium était en voie d'extinction; les Mastodontes commençaient à émigrer, les Singes quittaient l'Europe pour se retirer en Afrique; les Chevaux faisaient leur première apparition; mais, par-dessus tout, les Proboscidiens prenaient un nouveau développement. Le Pliocène fut l'époque de l'Eléphant méridional, de l'Eléphant antique, des Rhinocéros à narines étroites et de Merk, du grand Hippopotame, etc. 

    Les eaux marines étaient peuplées de Cétacés, et les Mollusques terrestres prenaient de l'importance. C'est en Italie que le terrain Pliocène est le plus développé. Il y constitue, sur les deux versants de l'Apennin, les collines subapennines. 

    En France, on trouve le terrain pliocène suffisamment développé dans le bassin du Rhône, dans la Bresse, dans la Limagne, le Morvan, le long du littoral méditerranéen, depuis la Ligurie jusqu'aux Pyrénées, dans la vallée de la Saône et en Bourgogne. En Belgique, il constitue les sables d'Anvers; enfin, en Angleterre, il forme le forest-bed ou couches forestières de Norfolk, ainsi que les sables et graviers coquilliers connus sous le nom de crag. Les coquilles marines les plus caractéristiques du Pliocène sont des Nassa, le Voluta lamberti, leFfuscus contrarius, le Pectenrarius, des Pétoncles, des Vénus, des Cyprines, des Mactress, etc. 

    Les eaux douces pliocènes abondent en Congéries, en Auricules, en Paludines, en Mélanopsis.


    Source:http://www.cosmovisions.com/pliocene.htm    



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