• Le Bosc 1 Anthichnium salamandroïdes 2
     

    Ces empreintes d’une salamandre primitive, Anthichnium salamandroïdes, date du Permien inférieur soit il y a environ 299/282 millions d’années. L’argile sableuse encore humide sur laquelle a marché l’animal s’est progressivement fossilisée en grès rouges, les « ruffes », colorés par des oxydes de fer. L’apparition des grès rouges, qui succèdent aux grès gris, témoigne d’un certain réchauffement climatique à cette époque. L’étude des sédiments plaide en faveur d’un climat chaud, de type intertropical, alternant des saisons sèches et des saisons des pluies. Les zones qui restaient plus ou moins humides abritaient des fougères arborescentes, des calamites (prêles géantes) et quelques conifères. C’est dans cet environnement qu’évoluaient, entre autres, des espèces de salamandres comme Anthichnium, au milieu d’espèces plus imposantes comme les Eryops ou les Dimétrodons.


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  • PaleoniscidaeLe site de Buxières-les-Mines, dans l’Allier (03), a offert de nombreux fossiles du Permien inférieur (Autunien, 299 à 282 millions d’années environ). Les schistes exploités dans la carrière ont offert de beaux spécimens de grands amphibiens, divers poissons, des coprolithes, des insectes, des ostracodes, mais aussi des plantes type Pecopteris (fougère) et Cordaites. Parmi les spécimens les plus connus présents sur le site : Orthacanthus, requin préhistorique muni d’un aiguillon à l’arrière du crâne. En France il n’y a qu’à Buxières que ce genre d’aiguillon fut retrouvé, alors qu’ils sont fréquents en Bohème. Loin d’égaler les beaux spécimens trouvés sur ce site (des acanthodienfossiles parfois complets), la petite plaque dont nous disposons offre tout de même un petit regard sur cette riche faune aquatique d’il y a plus de 282 millions d’années. Outre des écailles difficilement attribuables, on retrouve en effet une écaille en chevron d’un centimètre, qui n’est autre qu’une écaille dorsale de Paleoniscidae.
    Mais aussi un aiguillon de quelques centimètres qui, lui, aurait appartenu à un Acanthodien. Ces derniers, qui furent au Silurien les premiers vertébrés à mâchoire (du moins les premiers connus), n’allaient pas survivre à la crise de la fin du Permien. Ils possédaient de fortes épines pour soutenir leurs ailerons. Ce sont d’ailleurs ces épines qui lui donnèrent leur nom puisqu’Acanthodien vient du grec « acanthos », signifiant « épine ».


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    Les grès rouges du Sud de la France renferment diverses pistes de reptile du Permien de plus ou moins grande taille. Parmi ces pistes laissées dans la boue et fossilisées, celle présentée ici comporte deux contre-empreintes de 4cm de large comportant 5 doigts. On a nommé ces empreintes de l’Autunien (-299 à -282 millions d’années) Limnopus regularis, elles sont attribuées à des témnospondyles Eryopsidés qu’on aurait bien du mal à déterminer plus précisément pour l’instant. Sa longueur du museau à la pointe de la queue a été estimée à deux mètres suite à l’étude des pistes retrouvées près de Lodève. Ces études ont également donné des indications sur le milieu de vie de l’animal puisque l’on a retrouvé des Calamites et des prêles correspondant à un marécage ou à la bordure d’un lac. Le groupe des témnospondyles est un groupe d’amphibien, la plupart menaient une vie semi-aquatique, d'autres ne retournaient dans l’eau que pour se nourrir. C’est lors d’une de ces escapades terrestres qu’un spécimen a laissé dans les empreintes qui nous sont parvenues. Les Eryops avaient un crâne massif avec les orbites et les narines placés sur le dessus. Il possède aussi une oreille pour écouter hors de l’eau et des pattes vigoureuses pour s’aventurer sur terre où il ne bénéficie plus de la poussée

    eyrops

    d’Archimède. Les Eryops retrouvés possédaient des dents pointues, ils étaient très certainement carnivores, mais ne pouvant mâcher ils devaient faire descendre la proie dans sa gueule à la manière des crocodiles actuels. Ils devaient certainement s’attaquer à des poissons et à des amphibiens. Ses orbites et narines placés sur le dessus du crâne devaient leur permettre de

     

    chasser en embuscade en restant à la surface de l’eau. Eux-mêmes pouvaient devenir la proie de prédateurs plus grands que lui comme le fameux Dimétrodon.  Mais si un débat existe toujours sur le lien entre les témnospondyles et les amphibiens actuels, il semblerait en réalité que ce taxon est disparu au Crétacé.

    (Pièce obtenue par échange).

     


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    Identification: Bois silicifié
    Datation: Permien (-299 / -251 Ma)
    Origine: Autun (71)
     
     
    (Pièce obtenue par échange)

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    Le Permien du Maroc - par Alain Bénéteau

     

    Le Permien est un système géologique qui s'étend de 299,0 ± 0,8 à 251,0 ± 0,4 millions d'années. Il s'agit de la dernière période du Paléozoïque. Le Permien est précédé par le Carbonifère et lui-même précède le Mésozoïque et son premier système, le Trias. Le Permien a été nommé d'après la ville de Perm en Russie où se situe l'un des rares gisements de ce système. La fin du Permien est marquée par la plus grande des cinq extinctions de masse survenues sur la Terre. Il s'agit de la troisième qui a vu, selon les estimations des scientifiques, disparaître 75 % des espèces de la terre ferme et 96 % des espèces marines.

     

    Paléogéographie et climat

    La Terre au Permien.

     

     

    Le niveau moyen de la mer est resté assez bas durant le Permien. Toutes les masses de terre, à l'exception d'une portion de l'Asie du Sud-Est, se sont agglomérées en un seul supercontinent appelé Pangée, qui s'étendait de l'équateur aux pôles, entouré par un océan nommé Panthalassa (la « mer universelle »). Se développa également l'océan Téthys, un paléo-océan qui s'est ouvert progressivement à partir du Permien supérieur d'est en ouest à travers la Pangée.

    Ce grand continent créa des conditions climatiques impliquant de grandes variations de température au gré des saisons et de la journée. En son centre la température pouvait passer de 0 °C à 40 °C dans la journée. Dans les régions polaires australes perdurait un inlandsis présent depuis le Carbonifère, mais le reste de la Pangée connaissait des conditions climatiques arides avec des températures élevées et de faibles précipitations.

     

     

    Faune et flore

    La faune a connu quelques évolutions intéressantes à cette période : on y note notamment l'apparition de la bipédie temporaire avec Aphelosaurus dès le Permien inférieur et la bipédie très probablement permanente avec Eudibamus à la même époque. Des animaux vertébrés volants font leur apparition avec Coelurosauravus au Permien supérieur (vol planant et non battu). Certains pélycosaures développèrent des « voiles » servant d'échangeurs thermiques pour réguler leur température comme Dimétrodon ou Edaphosaurus.

    Les formes de vie dominantes sont diverses : plantes, de grands Amphibiens et de grands reptiles incluant les ancêtres des dinosaures. La vie marine est riche en Mollusques, Échinodermes et Brachiopodes. Les derniers Trilobites ont disparu avant la fin du Permien. Les conditions sèches ont favorisé les Gymnospermes, des plantes dont les graines sont encapsulées dans une protection, d'autres plantes comme les fougères qui dispersent des spores. Les premiers arbres modernes (conifères) sont apparus durant le Permien.

    Les coquilles fossilisées de deux invertébrés sont souvent utilisées pour identifier les strates géologiques du Permien : les fusulinidés, foraminifères benthiques qui disparaissent quasi totalement à la limite entre le Permien moyen et supérieur, et les Ammonites dont l'équivalent moderne est le nautilus. On utilise aussi souvent les mâchoires de conodontes, un presque vertébré marin disparu à la fin du Trias.

     

     

    Alain Bénéteau - "Le ciel ve de la Terre au Permien"
    Au sol Araeoscelis est surpris par le vol plané de Coelurosauravus.
     
     
     

    L'extinction

    Le système Permien se termine par la plus massive des extinctions d'espèces enregistrée par les paléontologues couramment nommée « crise Permien-Trias » vers -251,4 millions d'années. Disparaissent, selon les estimations scientifiques, 75 % des espèces de la terre ferme et 96 % des espèces marines. Parmi les espèces animales et végétales qui disparaissent citons les trilobites, les graptolites, certaines fougères, certains coraux ou encore de nombreuses espèces de tétrapodes : amphibiens et pélycosaures.

    Les causes de cette extinction font encore débat. Les plus souvent citées sont une asphyxie des océans (ou anoxie), un volcanisme majeur en Sibérie, une baisse importante du niveau de la mer (ou régression) ou une combinaison de plusieurs causes. Les indices d'un impact météoritique datant de cette époque ont récemment été découverts en Antarctique (2006), dans la Terre de Wilkes, provoqué par une météorite de 48 km de diamètre. La plupart des indicateurs paléontologiques et géochimiques indiquent cependant que, si impact il y a eu, l'extinction massive était très probablement inévitable puisque l'environnement était passablement détérioré. Il existe d'autres endroits probables d'un impact météorique comme le cratère de Bedout laissé au large des côtes australiennes. Cependant certains géologues avancent qu'il s'agit d'une empreinte laissée par un phénomène volcanique. Quoi qu'il en soit, les débats quant à cette immense catastrophe restent ouverts.

     

     

    source: wikipédia


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